<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?>
<rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0">
    <channel>
        <title>Libreto</title>
        <description>Libreto</description>
        <link>http://chistusfiscus.hautetfort.com/</link>
        <lastBuildDate>Wed, 16 Jul 2008 11:10:12 +0200</lastBuildDate>
        <generator>HautetFort.com</generator>
        <copyright>All Rights Reserved</copyright>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://chistusfiscus.hautetfort.com/archive/2008/07/16/burqa-et-republique1.html</guid>
                <title>Burqa et République</title>
                <link>http://chistusfiscus.hautetfort.com/archive/2008/07/16/burqa-et-republique1.html</link>
                <author>noreply@ (Morès)</author>
                                                <category>Théologie politique</category>
                                                <pubDate>Wed, 16 Jul 2008 10:48:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&quot;La burqa est-elle incompatible avec la nationalité française ?&quot; Posée ainsi, comme le fait Le Monde dans son édition du jour, la question est polémique. Mais ainsi: &quot;une certaine pratique de la religion est-elle incompatible avec les principes de la République ?&quot; La réponse est évidente. Pas besoin d'être bon républicain ou&amp;nbsp;militant laïcard&amp;nbsp;pour y répondre.&amp;nbsp;Une Marocaine de 32 ans, mariée à un Français et mère de trois enfants nés en France, s'est récemment heurtée à cette barrière conceptuelle et s'est vue refuser&amp;nbsp; la nationalité au motif qu'elle &quot;a adopté, au nom d'une pratique radicale de sa religion, un comportement en société incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française, et notamment le principe d'égalité des sexes&quot;. Ce n'est pas la première fois que le degré de pratique religieuse est pris en compte pour se prononcer sur la capacité d'assimilation d'une personne étrangère, mais c'est la première fois qu'une pratique purement privée, sans menace de trouble à l'ordre public, est prise en compte de manière aussi caractérisée.&amp;nbsp; Jusqu'à présent&amp;nbsp; seules des personnes jugées proches de mouvements fondamentalistes ou ayant publiquement tenu des propos relevant de l'islam radical se sont vu refuser la nationalité française. Mais dans le cas de Faiza M., ce sont sa tenue vestimentaire et sa vie privée qui sont seules prises en considération pour lui refuser la nationalité française. Alors que depuis son arrivée en France elle n'a jamais &quot;jamais cherché à remettre en cause les valeurs fondamentales de la République &quot;, qu'elle n'a pris aucune position publique, qu'elle ne s'est pas non plus refusé à être examinée par un gynécologue homme lors de ses deux grossesses, mais sur le seul fait objectif de son adhésion aux principes de l'islam radical, M. M. se voit refuser l'acquisition de la nationalité française alors que, par ailleurs, elle remplit toutes les autres conditions, y compris de maîtrise de la langue française. La liberté de conscience trouve ici sa limite dans un défaut d'assimilation qui lui est reproché.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Quels sont les éléments constitutifs de ce&amp;nbsp;défaut d'assimilation? D'après le commissaire du gouvernement, Emmanuelle Prada-Bordenave, la tenue de&amp;nbsp;Faiza M est un premier élément.&amp;nbsp;A trois reprises, Faiza M. se serait présentée &quot;recouverte du vêtement des femmes de la péninsule arabique, longue robe tombant jusqu'aux pieds, voile masquant les cheveux, le front et le menton et une pièce de tissu masquant le visage et ne laissant voir les yeux que par une fente&quot;. Par ailleurs, le couple reconnaît &quot;spontanément&quot; son appartenance au salafisme. Mais c'est peut être l'évolution même de Faiza M. qui a retenu l'attention du commissaire du gouvernement, une évolution personnelle qui ne va pas dans le sens d'une adhésion aux principes de la République. &amp;nbsp;Faiza M. a en effet reconnu qu'elle n'était pas voilée quand elle vivait au Maroc et a indiqué &quot;qu'elle n'a adopté ce costume qu'après son arrivée en France à la demande de son mari et qu'elle le porte plus par habitude que par conviction&quot;. Enfin &quot;D'après ses propres déclarations, a souligné la commissaire du gouvernement, elle mène une vie presque recluse et retranchée de la société française. Elle n'a aucune idée sur la laïcité ou le droit de vote. Elle vit dans la soumission totale aux hommes de sa famille .&quot; Faiza M. semble &quot;trouver cela normal et l'idée même de contester cette soumission ne l'effleure même pas&quot;, a ajouté Mme Prada-Bordenave, estimant que ces déclarations sont &quot;révélatrices de l'absence d'adhésion à certaines valeurs fondamentales de la société française&quot;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Cette décision montre bien que la liberté de conscience, comme l'ensemble des libertés, que l'on présente généralement comme des droits fondamentaux, inaliénables, naturels, intangibles, irrévocables, etc, ne sont que des permissions de l'Etat. D'un Etat plus ou moins tolérant, certes, plus ou moins libéral, mais qui n'accorde de libertés qu'autant qu'elles sont compatibles avec l'ordre public, lequel ne s'entend pas seulement comme un ordre matériel mais comme un ordre spirituel. La brave Faiza M. ne fait de tort à personne en vivant chez elle recluse et soumise, mais elle porte atteinte aux consciences et à l'ordre public spirituel qui découle de nos principes républicains et cette seule interférence avec le monde des idées suffit à justifier son exclusion de la communauté nationale.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;On ajoutera que dans la présente affaire, la nationalité française a été refusée à Faiza M. mais que rien, absolument rien ne s'opposerait demain à ce que la nationalité française soit retirée à une personne portant un tel trouble à l'ordre public spirituel et aux consciences. Toute communauté, pour se définir comme communauté, génère ses propres limites et trace une frontière spirituelle qui réfute tous les cosmopolitismes.&lt;/font&gt; &lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Le Conseil d'Etat vient de retrouver ainsi, dans les méandre d'une jurisprudence compliquée mais en pleine évolution, le vieux principe de la constitution des solidarités: Mme Faiza n'est pas des nôtres. Il n'en a pas tiré les conclusions qu'il aurait pu en tirer parce que la velleité succède à la décision: &quot;sa vie n'est pas ici&quot;. Mais, dans la stupeur de notre déclin, il a rappelé le vieux principe de l'amitié et de l'innimitié.&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;-----------------------------&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;CE 27 juin 2008, Faiza A.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Conseil d'État&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; N° 286798 &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;br /&gt; Mentionné dans les tables du recueil Lebon&lt;br /&gt; 2ème et 7ème sous-sections réunies&lt;br /&gt; M. Daël, président&lt;br /&gt; Mme Sophie-Caroline de Margerie, rapporteur&lt;br /&gt; Mme Prada Bordenave Emmanuelle, commissaire du gouvernement&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; lecture du vendredi 27 juin 2008&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;REPUBLIQUE FRANCAISE&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Vu la requête, enregistrée le 10 novembre 2005 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par Mme Faiza A, demeurant ... ; Mme A demande au Conseil d'Etat d'annuler le décret du 16 mai 2005 lui refusant l'acquisition de la nationalité française pour défaut d'assimilation ;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Vu les autres pièces du dossier ;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Vu le code civil, notamment ses articles 21-2 et 21-4 ;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Vu le décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 ;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Vu le code de justice administrative ;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Après avoir entendu en séance publique :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - le rapport de Mme Sophie-Caroline de Margerie, Conseiller d'Etat,&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - les conclusions de Mme Emmanuelle Prada Bordenave, Commissaire du gouvernement ;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par le ministre de l'emploi, de la cohésion sociale et du logement :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Considérant qu'aux termes de l'article 21-2 du code civil, dans sa rédaction en vigueur à la date de la décision attaquée : « L'étranger... qui contracte mariage avec un conjoint de nationalité française peut, après un délai de deux ans à compter du mariage, acquérir la nationalité française par déclaration à condition qu'à la date de cette déclaration, la communauté de vie n'ait pas cessé entre les époux et que le conjoint français ait conservé sa nationalité » ; qu'aux termes de l'article 21-4 du même code : « Le Gouvernement peut s'opposer, par décret en Conseil d'Etat, pour... défaut d'assimilation, autre que linguistique, à l'acquisition de la nationalité française par le conjoint étranger dans un délai d'un an à compter de la date du récépissé prévu au deuxième alinéa de l'article 26.. » ; qu'enfin, aux termes de l'article 32 du décret du 30 décembre 1993 relatif aux déclarations de nationalité, aux décisions de naturalisation, de réintégration, de perte, de déchéance et de retrait de la nationalité : « Lorsque le Gouvernement veut s'opposer par décret en Conseil d'Etat, pour indignité ou défaut d'assimilation autre que linguistique, à l'acquisition de la nationalité française par le conjoint étranger d'un conjoint de nationalité française, le ministre chargé des naturalisations notifie les motifs de fait et de droit qui justifient l'intention de faire opposition... » ;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que Mme A a reçu communication le 10 mars 2005 des motifs de fait et de droit justifiant l'intention du ministre de l'emploi, du travail et de la cohésion sociale de faire opposition à son acquisition de la nationalité française conformément aux dispositions précitées de l'article 32 du décret du 30 mars 1992 ; qu'elle n'est donc pas fondée à soutenir que le principe du contradictoire aurait été méconnu ;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que, si Mme A possède une bonne maîtrise de la langue française, elle a cependant adopté une pratique radicale de sa religion, incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française, et notamment avec le principe d'égalité des sexes ; qu'ainsi, elle ne remplit pas la condition d'assimilation posée par l'article 21-4 précité du code civil ; que, par conséquent, le gouvernement a pu légalement fonder sur ce motif une opposition à l'acquisition par mariage de la nationalité française de Mme A ;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Considérant que le décret attaqué du 16 mai 2005 n'a ni pour objet ni pour effet de porter atteinte à la liberté religieuse de l'intéressée ; que, par suite, il ne méconnaît ni le principe constitutionnel de liberté d'expression religieuse, ni les stipulations de l'article 9 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Considérant qu'il résulte de ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation du décret du 16 mai 2005 lui refusant l'acquisition de la nationalité française ;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; D E C I D E :&lt;br /&gt; --------------&lt;br /&gt; Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.&lt;br /&gt; Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme Faiza A et au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://chistusfiscus.hautetfort.com/archive/2008/07/05/ingrid-va-bien-merci.html</guid>
                <title>Ingrid va bien, merci!</title>
                <link>http://chistusfiscus.hautetfort.com/archive/2008/07/05/ingrid-va-bien-merci.html</link>
                <author>noreply@ (Morès)</author>
                                <pubDate>Sat, 05 Jul 2008 20:09:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://chistusfiscus.hautetfort.com/media/00/01/602127940.jpg&quot; alt=&quot;IngridBettancourt.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1109350&quot; name=&quot;media-1109350&quot; /&gt;Ingrid va bien, merci. Dans sa nouvelle tenue, Safrane rutilante, elle gravit rapidement les marches du pouvoir. Objectif? Prendre la place d'Uribe, dans un premier temps. Et ensuite? Tout est possible. La pasionaria d'une Colombie meilleure&amp;nbsp;a joué sa vie, ce 23 février 2002 et, finalement, elle a remporté la mise, elle a tout gagné. Aux prix de six années d'enfer dans la jungle, enchaînée, martyrisée, humiliée, elle revient évidemment plus forte, plus déterminée, plus inflexible que jamais. Ingrid est invincible. Portée par sa foi, sa détermination, son sens politique et, bien évidemment, son sens moral, elle est une dame de fer au regard souriant, au rire spontané, à la générosité touchante. Que voulez-vous qu'il puisse encore lui arriver.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;En photo: Ingrid, dans sa nouvelle tenue.&lt;/p&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://chistusfiscus.hautetfort.com/archive/2008/06/20/seul-dieu-peut-me-retirer-le-pouvoir.html</guid>
                <title>Seul Dieu peut  me retirer le pouvoir</title>
                <link>http://chistusfiscus.hautetfort.com/archive/2008/06/20/seul-dieu-peut-me-retirer-le-pouvoir.html</link>
                <author>noreply@ (Morès)</author>
                                                <category>Les nuits de Walpurgis</category>
                                                <pubDate>Fri, 20 Jun 2008 22:35:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;h2 align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/h2&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;h2 align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1085002&quot; width=&quot;535&quot; src=&quot;http://chistusfiscus.hautetfort.com/media/00/02/683655573.2.jpg&quot; alt=&quot;Mugabe.jpg&quot; height=&quot;308&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 535px; height: 308px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1085002&quot; /&gt;&lt;/h2&gt; &lt;h2 align=&quot;justify&quot;&gt;A une semaine du deuxième tour de la présidentielle zimbabwéenne, le président Mugabe a assuré que le MDC, le principal parti d'opposition, &quot;ne sera jamais autorisé à diriger le pays&quot;. Les violences politiques s'intensifient.&lt;/h2&gt; &lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Une élection libre et démocratique n'est plus qu'une chimère pour le Zimbabwe. &quot;Seul Dieu peut me retirer le pouvoir qu'il m'a donné, pas le Mouvement pour le changement démocratique [MDC, principal parti d'opposition] ni les Britanniques&quot;, a lancé vendredi Robert Mugabe, qui dirige d'une main de fer depuis 28 ans le Zimbabwe. Au cours d'une réunion devant des entrepreneurs à Bulawayo, la deuxième ville du pays, le président n'a pas caché son intention de rester au pouvoir quels que soient les résultats du deuxième tour de la présidentielle, qui aura lieu vendredi prochain. &quot;Le MDC ne sera jamais, au grand jamais, autorisé à diriger ce pays&quot;, a répété le vieux dirigeant de 84 ans.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Quelle que soit la décision dimanche de l'opposition zimbabwéenne, qui confirmera si elle participera au second tour de l'élection présidentielle, l'issue du scrutin n'aura guère d'importance. &quot;Nous ne laisserons jamais un incident tel qu'une élection menacer notre indépendance, notre souveraineté, tout ce pour quoi nous avons combattu, ce pour quoi nos camarades sont morts, tués au combat&quot;, a déclaré franchement Robert Mugabe, qui doit affronter, à nouveau dans les urnes le 27 juin le leader du MDC Morgan Tsvangirai, qui l'avait devancé au premier tour du 29 mars dernier. Le MDC avait également raflé la majorité à la Chambre des députés.&lt;/p&gt; &lt;h3 align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&quot;Le MDC complice de l'ancienne puissance coloniale &quot;&lt;/font&gt;&lt;/h3&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Tahoma&quot;&gt;Le plus vieux chef d'Etat africain n'a pas non plus hésité à menacer les élus du MDC alors que les violences et les arrestations de membres de l'opposition se multiplient. &quot; Le MDC ne doit pas nous pousser à reprendre les armes avec leurs promesses d'annulation de notre programme de redistribution des terres&quot;, a mis en garde le chef d'Etat sortant, avant de promettre de &quot;s'occuper après l'élection des hommes d'affaires qui participent au complot pour renverser le régime&quot;. Celui qui fut le héros de la lutte pour l'indépendance reprenait ainsi un credo de plus en plus affirmé depuis le début de la campagne, selon lequel le MDC est responsable des violences et est le complice de l'ancienne puissance coloniale britannique pour reprendre aux paysans noirs la terre saisie aux fermiers blancs. Ainsi, le président a assuré au quotidien d'Etat The Herald, qu'il resterait au pouvoir tant que l'ensemble des terres du pays ne seront pas aux mains de la majorité noire.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;De nombreux partisans du MDC ont été arrêtés et jeudi le numéro 2 de l'opposition Tendai Biti a été inculpé pour subversion, accusation pour laquelle il risque la peine de mort. Le MDC fait également état de militants torturés à mort, 200 disparus, 3.000 hospitalisés et 25.000 déplacés.&lt;/p&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://chistusfiscus.hautetfort.com/archive/2008/06/16/etes-vous-juif.html</guid>
                <title>Etes-vous juif?</title>
                <link>http://chistusfiscus.hautetfort.com/archive/2008/06/16/etes-vous-juif.html</link>
                <author>noreply@ (Morès)</author>
                                                <category>Les rois de l'époque</category>
                                                <pubDate>Mon, 16 Jun 2008 07:13:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un test ADN à € 105.- dévoile l’origine de tout homme.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Un échantillon de salive suffit pour déterminer votre origine dans la lignée maternelle et paternelle. Chez &lt;a target=&quot;_self&quot; href=&quot;http://www.hautetfort.com/admin/posts/index.php&quot; title=&quot;iGENEA&quot; class=&quot;black13&quot;&gt;iGENEA&lt;/a&gt; on analyse et évalue les échantillons. En 5 semaines, vous apprenez quel est votre peuple d’origine. Vous avez peut-être des racines juives ?&lt;/p&gt; &lt;table border=&quot;0&quot; cellpadding=&quot;7&quot; cellspacing=&quot;0&quot;&gt; &lt;tbody&gt; &lt;tr&gt; &lt;td colspan=&quot;2&quot; class=&quot;black13&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img src=&quot;http://chistusfiscus.hautetfort.com/media/01/00/1304791231.jpg&quot; alt=&quot;menorah.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1074259&quot; name=&quot;media-1074259&quot; /&gt;Avez-vous des racines juives? Etes-vous un Ashkénaze?&lt;br /&gt; Etes-vous un Levi ou un Cohen?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il y a certaines caractéristiques génétiques qui réfèrent à une origine juive. Avec un test ADN d’iGENEA on peut chercher le profil de votre ADN sur la base de ces caractéristiques.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les porteurs de ces caractéristiques ou de caractéristiques semblables sont rassemblés en haplogroupe. L’appartenance à certains haplogroupes peut indiquer une origine juive. En outre, un certain profil ADN est appelé &quot; Haplotype Cohen Modal”, car on le retrouve plus souvent dans le sous-groupe juif des Cohanim. Ce haplotype réfère clairement à une origine juive.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Même si vous n’appartenez pas à un haplogroupe juif typique, vous pouvez avoir quand même des racines juives. Par la comparaison du profil ADN avec tous les autres profils dans notre base de données ( plus de 240.000), vous trouverez des personnes qui vous correspondent génétiquement ( « cousins génétiques »). Si beaucoup de vos cousins génétiques sont juifs, la probabilité que vous ayez des racines juives est très élevée.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;La judaïcité est-elle plus qu’une religion? Y-a-t- il un gène juif&quot;?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Selon le droit Halacha, est juif quiconque est né d’une mère juive ou qui s’est converti au judaïsme. Le lien serré entre culture, tradition, religion et appartenance à un peuple caractérise particulièrement la judaïcité. Au cours des siècles s’est développée une certaine homogénéité génétique qui est visible par un test ADN.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Que coûte un test ADN qui me permettra d’apprendre si j’ai des racines juives?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; On peut avoir un test ADN à partir de € 105.- : &lt;a target=&quot;_self&quot; href=&quot;http://www.hautetfort.com/admin/posts/genealogie-adn-prix-genealogique-16.htm&quot; class=&quot;black13&quot;&gt;Tests &amp;amp; Prix&lt;/a&gt; .&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;tr&gt; &lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt; &lt;table border=&quot;0&quot; width=&quot;100%&quot; cellpadding=&quot;1&quot; cellspacing=&quot;0&quot;&gt; &lt;tbody&gt; &lt;tr valign=&quot;middle&quot;&gt; &lt;td align=&quot;left&quot;&gt;&lt;/td&gt; &lt;td class=&quot;black13&quot;&gt;Pour les hommes, nous recommandons le &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/admin/posts/index.php?content=31&amp;amp;txt_currency=EUR&amp;amp;test=starter-ko&quot; title=&quot;Starter combiné&quot; class=&quot;black13&quot;&gt;test Starter combiné&lt;/a&gt; pour € 185.-, qui répond à la question, d’où une personne provient pour les lignées paternelles et maternelles.&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;tr&gt; &lt;td colspan=&quot;2&quot; class=&quot;black11&quot;&gt;Vous recevrez un résultat par écrit avec votre peuple d’origine, votre pays d’origine et votre haplogroupe dans les lignées paternelle et maternelle ainsi qu’un accès illimité dans le temps à la &lt;a href=&quot;javascript:void(0)&quot; onclick=&quot;window.open('docs/igenea_datenbank_fr.php','','width=450,height=250,scrollbars=yes')&quot; class=&quot;black11&quot;&gt;Banque de données iGENEA&lt;/a&gt;.&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;/tbody&gt; &lt;/table&gt; &lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;tr&gt; &lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt; &lt;table border=&quot;0&quot; width=&quot;100%&quot; cellpadding=&quot;1&quot; cellspacing=&quot;0&quot;&gt; &lt;tbody&gt; &lt;tr valign=&quot;middle&quot;&gt; &lt;td align=&quot;left&quot;&gt;&lt;/td&gt; &lt;td class=&quot;black13&quot;&gt;Pour les femmes, nous recommandons le &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/admin/posts/index.php?content=31&amp;amp;txt_currency=EUR&amp;amp;test=mtdna-sp&quot; title=&quot;Test ADNmt plus&quot; class=&quot;black13&quot;&gt;test ADNmt plus&lt;/a&gt; pour € 150.-, qui répond à la question, d’où une personne provient pour la lignée maternelle.&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;tr&gt; &lt;td colspan=&quot;2&quot; class=&quot;black11&quot;&gt; &lt;p&gt;Au cas où en tant que femme vous souhaiteriez tester votre lignée paternelle, vous devez impliquer un membre masculin de votre famille (&lt;a target=&quot;_self&quot; href=&quot;http://www.hautetfort.com/admin/posts/genealogie-adn-chromosome-y-genealogique-22.htm&quot; title=&quot;Pourquoi?&quot; class=&quot;black11&quot;&gt;Pourquoi?&lt;/a&gt;). Cela peut-être le: père, oncle, frère, grand-père ou cousin dans la lignée paternelle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;/tbody&gt; &lt;/table&gt; &lt;table border=&quot;0&quot; cellpadding=&quot;7&quot; cellspacing=&quot;0&quot;&gt; &lt;tbody&gt; &lt;tr&gt; &lt;td colspan=&quot;2&quot; class=&quot;black13&quot;&gt;C O N C E P T S &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;font class=&quot;black13&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les haplogroupes&lt;/strong&gt; représentent les diverses branches de l’ Homo sapiens et montrent l’origine et les migrations de nos ancêtres.&lt;/font&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;strong&gt;Ashkenasim&lt;/strong&gt; (Ashkénazes allemands) c’est l’auto-appellation des juifs de l’occident et de l’orient qui se partagent une tradition et une culture religieuse.&lt;/li&gt; &lt;li&gt;Les &lt;strong&gt;Levi&lt;/strong&gt;, portent le nom de leur père d’origine, ils proviennent de l’une des douze tribus d’Israël qui dérivent des fils de Jacob.&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;strong&gt;Cohen&lt;/strong&gt; est le nom biblique de la classe des prêtres dans la judaïcité.&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;tr&gt; &lt;td colspan=&quot;2&quot; class=&quot;black13&quot;&gt; &lt;hr /&gt; E T U D E S &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.ajhg.org/AJHG/fulltext/S0002-9297(07)61325-1&quot; class=&quot;black13&quot;&gt;The Y Chromosome Pool of Jews as Part of the Genetic Landscape of the Middle East&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.med.nyu.edu/pediatrics/genetics/research/jewish_origins.html&quot; class=&quot;black13&quot;&gt;Genetic Analysis of Jewish Origins&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.ajhg.org/AJHG/fulltext/S0002-9297(07)63626-X&quot; class=&quot;black13&quot;&gt;Multiple Origins of Ashkenazi Levites&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;/tbody&gt; &lt;/table&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;/tbody&gt; &lt;/table&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://chistusfiscus.hautetfort.com/archive/2008/06/01/l-exil-du-peuple-juif-est-un-mythe.html</guid>
                <title>L’exil du peuple juif est un mythe</title>
                <link>http://chistusfiscus.hautetfort.com/archive/2008/06/01/l-exil-du-peuple-juif-est-un-mythe.html</link>
                <author>noreply@ (Morès)</author>
                                <pubDate>Sun, 01 Jun 2008 19:27:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;cTexte&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1045830&quot; width=&quot;575&quot; src=&quot;http://chistusfiscus.hautetfort.com/media/00/00/1619201151.jpg&quot; alt=&quot;1619201151.jpg&quot; height=&quot;334&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; width: 575px; height: 334px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1045830&quot; /&gt;L’historien Shlomo Sand affirme que l’existence des diasporas de Méditerranée et d’Europe centrale est le résultat de conversions anciennes au judaïsme. Pour lui, l’exil du peuple juif est un mythe, né d’une reconstruction à postériori sans fondement historique. Entretien.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Parmi la profusion de héros nationaux que le peuple d’Israël a produits au fil des générations, le sort n’aura pas été favorable à Dahia Al-Kahina qui dirigea les Berbères de l’Aurès, en Afrique du Nord. Bien qu’elle fût une fière juive, peu d’Israéliens ont entendu le nom de cette reine guerrière qui, au septième siècle de l’ère chrétienne, a unifié plusieurs tribus berbères et a même repoussé l’armée musulmane qui envahissait le nord de l’Afrique. La raison en est peut-être que Dahia Al-Kahina était née d’une tribu berbère convertie semble-t-il plusieurs générations avant sa naissance, vers le 6e siècle.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; D’après l’historien Shlomo Sand, auteur du livre « Quand et comment le peuple juif a-t-il été inventé ? » (aux éditions Resling - en hébreu), la tribu de la reine ainsi que d’autres tribus d’Afrique du Nord converties au judaïsme sont l’origine principale à partir de laquelle s’est développé le judaïsme séfarade. Cette affirmation, concernant les origines des Juifs d’Afrique du Nord à partir de tribus locales qui se seraient converties - et non à partir d’exilés de Jérusalem - n’est qu’une composante dans l’ample argumentation développée dans le nouvel ouvrage de Sand, professeur au département d’Histoire de l’Université de Tel Aviv.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans ce livre, Sand essaie de démontrer que les Juifs qui vivent aujourd’hui en Israël et en d’autres endroits dans le monde, ne sont absolument pas les descendants du peuple ancien qui vivait dans le royaume de Judée à l’époque du premier et du second Temple. Ils tirent leur origine, selon lui, de peuples variés qui se sont convertis au cours de l’Histoire en divers lieux du bassin méditerranéen et régions voisines. Non seulement les Juifs d’Afrique du Nord descendraient pour la plupart de païens convertis, mais aussi les Juifs yéménites (vestiges du royaume Himyarite, dans la péninsule arabique, qui s’était converti au judaïsme au quatrième siècle) et les Juifs ashkénazes d’Europe de l’Est (des réfugiés du royaume khazar converti au huitième siècle).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; A la différence d’autres « nouveaux historiens » qui ont cherché à ébranler les conventions de l’historiographie sioniste, Shlomo Sand ne se contente pas de revenir sur 1948 ou sur les débuts du sionisme, mais remonte des milliers d’années en arrière. Il tente de prouver que le peuple juif n’a jamais existé comme « peuple-race » partageant une origine commune mais qu’il est une multitude bigarrée de groupes humains qui, à des moments différents de l’Histoire, ont adopté la religion juive. D’après Sand, chez certains penseurs sionistes, cette conception mythique des Juifs comme peuple ancien conduit à une pensée réellement raciste : « Il y a eu, en Europe, des périodes où, si quelqu’un avait déclaré que tous les Juifs appartenaient à un peuple d’origine non juive, il aurait été jugé antisémite séance tenante. Aujourd’hui, si quelqu’un ose suggérer que ceux qui sont considérés comme juifs, dans le monde (...) n’ont jamais constitué et ne sont toujours pas un peuple ni une nation, il est immédiatement dénoncé comme haïssant Israël » (p. 31).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; D’après Sand, la description des Juifs comme un peuple d’exilés, errant et se tenant à l’écart, qui « ont erré sur mers et sur terres, sont arrivés au bout du monde et qui, finalement, avec la venue du sionisme, ont fait demi-tour pour revenir en masse sur leur terre orpheline », cette description ne relève que d’une « mythologie nationale ». Tout comme d’autres mouvements nationaux en Europe, qui ont revisité un somptueux âge d’or pour ensuite, grâce à lui, fabriquer leur passé héroïque - par exemple, la Grèce classique ou les tribus teutonnes - afin de prouver qu’ils existaient depuis fort longtemps, « de même, les premiers bourgeons du nationalisme juif se sont tournés vers cette lumière intense dont la source était le royaume mythologique de David » (p. 81).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mais alors, quand le peuple juif a-t-il réellement été inventé, selon l’approche de Sand ? « Dans l’Allemagne du 19e siècle, à un certain moment, des intellectuels d’origine juive, influencés par le caractère ‘volkiste’ du nationalisme allemand, se sont donné pour mission de fabriquer un peuple &quot;rétrospectivement&quot;, avec la soif de créer une nation juive moderne. A partir de l’historien Heinrich Graetz, des intellectuels juifs commencent à esquisser l’histoire du judaïsme comme l’histoire d’un peuple qui avait un caractère national, qui est devenu un peuple errant et qui a finalement fait demi-tour pour revenir dans sa patrie. »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Entretien&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Shlomo Sand, historien du 20e siècle, avait jusqu’à présent étudié l’histoire intellectuelle de la France moderne (dans son livre « L’intellectuel, la vérité et le pouvoir », Am Oved éd., 2000 - en hébreu), et les rapports entre le cinéma et l’histoire politique (« Le cinéma comme Histoire », Am Oved, 2002 - en hébreu). D’une manière inhabituelle pour des historiens de profession, il se penche, dans son nouveau livre, sur des périodes qu’il n’avait jamais étudiées - généralement en s’appuyant sur des chercheurs antérieurs qui ont avancé des positions non orthodoxes sur les origines des Juifs.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;En fait, l’essentiel de votre livre ne s’occupe pas de l’invention du peuple juif par le nationalisme juif moderne mais de la question de savoir d’où viennent les Juifs.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « Mon projet initial était de prendre une catégorie spécifique de matériaux historiographiques modernes, d’examiner comment on avait fabriqué la fiction du peuple juif. Mais dès que j’ai commencé à confronter les sources historiographiques, je suis tombé sur des contradictions. Et c’est alors ce qui m’a poussé - je me suis mis au travail, sans savoir à quoi j’aboutirais. J’ai pris des documents originaux pour essayer d’examiner l’attitude d’auteurs anciens - ce qu’ils avaient écrit à propos de la conversion. »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Des spécialistes de l’histoire du peuple juif affirment que vous vous occupez de questions dont vous n’avez aucune compréhension et que vous vous fondez sur des auteurs que vous ne pouvez pas lire dans le texte.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « Il est vrai que je suis un historien de la France et de l’Europe, et pas de l’Antiquité. Je savais que dès lors que je m’occuperais de périodes anciennes comme celles-là, je m’exposerais à des critiques assassines venant d’historiens spécialisés dans ces champs d’étude. Mais je me suis dit que je ne pouvais pas en rester à un matériel historiographique moderne sans examiner les faits qu’il décrit. Si je ne l’avais pas fait moi-même, il aurait fallu attendre une génération entière. Si j’avais continué à travailler sur la France, j’aurais peut-être obtenu des chaires à l’université et une gloire provinciale. Mais j’ai décidé de renoncer à la gloire. »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « Après que le peuple ait été exilé de force de sa terre, il lui est resté fidèle dans tous les pays de sa dispersion et n’a pas cessé de prier et d’espérer son retour sur sa terre pour y restaurer sa liberté politique » : voilà ce que déclare, en ouverture, la Déclaration d’Indépendance. C’est aussi la citation qui sert de préambule au troisième chapitre du livre de Shlomo Sand, intitulé « L’invention de l’Exil ». Aux dires de Sand, l’exil du peuple de sa terre n’a en fait jamais eu lieu.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « Le paradigme suprême de l’envoi en exil était nécessaire pour que se construise une mémoire à long terme, dans laquelle un peuple-race imaginaire et exilé est posé en continuité directe du &quot;Peuple du Livre&quot; qui l’a précédé », dit Sand ; sous l’influence d’autres historiens qui se sont penchés, ces dernières années, sur la question de l’Exil, il déclare que l’exil du peuple juif est, à l’origine, un mythe chrétien, qui décrivait l’exil comme une punition divine frappant les Juifs pour le péché d’avoir repoussé le message chrétien. « Je me suis mis à chercher des livres étudiant l’envoi en exil - événement fondateur dans l’Histoire juive, presque comme le génocide ; mais à mon grand étonnement, j’ai découvert qu’il n’y avait pas de littérature à ce sujet. La raison en est que personne n’a exilé un peuple de cette terre. Les Romains n’ont pas déporté de peuples et ils n’auraient pas pu le faire même s’ils l’avaient voulu. Ils n’avaient ni trains ni camions pour déporter des populations entières. Pareille logistique n’a pas existé avant le 20e siècle. C’est de là, en fait, qu’est parti tout le livre : de la compréhension que la société judéenne n’a été ni dispersée ni exilée. »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;img name=&quot;media-1045831&quot; src=&quot;http://chistusfiscus.hautetfort.com/media/02/01/1655331801.jpg&quot; alt=&quot;1655331801.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1045831&quot; /&gt;Si le peuple n’a pas été exilé, vous affirmez en fait que les véritables descendants des habitants du royaume de Judée sont les Palestiniens.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « Aucune population n’est restée pure tout au long d’une période de milliers d’années. Mais les chances que les Palestiniens soient des descendants de l’ancien peuple de Judée sont beaucoup plus élevées que les chances que vous et moi en soyons. Les premiers sionistes, jusqu’à l’insurrection arabe, savaient qu’il n’y avait pas eu d’exil et que les Palestiniens étaient les descendants des habitants du pays. Ils savaient que des paysans ne s’en vont pas tant qu’on ne les chasse pas. Même Yitzhak Ben Zvi, le second président de l’Etat d’Israël, a écrit en 1929, que &quot;la grande majorité des fellahs ne tirent pas leur origine des envahisseurs arabes, mais d’avant cela, des fellahs juifs qui étaient la majorité constitutive du pays&quot;. »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Et comment des millions de Juifs sont-ils apparu tout autour de la Méditerranée ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « Le peuple ne s’est pas disséminé, c’est la religion juive qui s’est propagée. Le judaïsme était une religion prosélyte. Contrairement à une opinion répandue, il y avait dans le judaïsme ancien une grande soif de convertir. Les Hasmonéens furent les premiers à commencer à créer une foule de Juifs par conversions massives, sous l’influence de l’hellénisme. Ce sont les conversions, depuis la révolte des Hasmonéens jusqu’à celle de Bar Kochba, qui ont préparé le terrain à la diffusion massive, plus tard, du christianisme. Après le triomphe du christianisme au 4e siècle, le mouvement de conversion a été stoppé dans le monde chrétien et il y a eu une chute brutale du nombre de Juifs. On peut supposer que beaucoup de Juifs apparus autour de la mer Méditerranée sont devenus chrétiens. Mais alors, le judaïsme commence à diffuser vers d’autres régions païennes - par exemple, vers le Yémen et le Nord de l’Afrique. Si le judaïsme n’avait pas filé de l’avant à ce moment-là, et continué à convertir dans le monde païen, nous serions restés une religion totalement marginale, si même nous avions survécu. »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Comment en êtes-vous arrivé à la conclusion que les Juifs d’Afrique du Nord descendent de Berbères convertis ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « Je me suis demandé comment des communautés juives aussi importantes avaient pu apparaître en Espagne. J’ai alors vu que Tariq Ibn-Ziyad, commandant suprême des musulmans qui envahirent l’Espagne, était berbère et que la majorité de ses soldats étaient des Berbères. Le royaume berbère juif de Dahia Al-Kahina n’avait été vaincu que 15 ans plus tôt. Et il y a, en réalité, plusieurs sources chrétiennes qui déclarent que beaucoup parmi les envahisseurs d’Espagne étaient des convertis au judaïsme. La source profonde de la grande communauté juive d’Espagne, c’étaient ces soldats berbères convertis au judaïsme. »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Aux dires de Sand, l’apport démographique le plus décisif à la population juive dans le monde s’est produit à la suite de la conversion du royaume khazar - vaste empire établi au Moyen-âge dans les steppes bordant la Volga et qui, au plus fort de son pouvoir, dominait depuis la Géorgie actuelle jusqu’à Kiev. Au 8e siècle, les rois khazars ont adopté la religion juive et ont fait de l’hébreu la langue écrite dans le royaume. A partir du 10e siècle, le royaume s’est affaibli et au 13e siècle, il a été totalement vaincu par des envahisseurs mongols et le sort de ses habitants juifs se perd alors dans les brumes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Shlomo Sand revisite l’hypothèse, déjà avancée par des historiens du 19e et du 20e siècles, selon laquelle les Khazars convertis au judaïsme seraient l’origine principale des communautés juives d’Europe de l’Est. « Au début du 20e siècle, il y a une forte concentration de Juifs en Europe de l’Est : trois millions de Juifs, rien qu’en Pologne », dit-il ; « l’historiographie sioniste prétend qu’ils tirent leur origine de la communauté juive, plus ancienne, d’Allemagne, mais cette historiographie ne parvient pas à expliquer comment le peu de Juifs venus d’Europe occidentale - de Mayence et de Worms - a pu fonder le peuple yiddish d’Europe de l’Est. Les Juifs d’Europe de l’Est sont un mélange de Khazars et de Slaves repoussés vers l’Ouest. »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Si les Juifs d’Europe de l’Est ne sont pas venus d’Allemagne, pourquoi parlaient-ils le yiddish, qui est une langue germanique ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « Les Juifs formaient, à l’Est, une couche sociale dépendante de la bourgeoisie allemande et c’est comme ça qu’ils ont adopté des mots allemands. Je m’appuie ici sur les recherches du linguiste Paul Wechsler, de l’Université de Tel Aviv, qui a démontré qu’il n’y avait pas de lien étymologique entre la langue juive allemande du Moyen-âge et le yiddish. Le Ribal (Rabbi Yitzhak Bar Levinson) disait déjà en 1828 que l’ancienne langue des Juifs n’était pas le yiddish. Même Ben Tzion Dinour, père de l’historiographie israélienne, ne craignait pas encore de décrire les Khazars comme l’origine des Juifs d’Europe de l’Est et peignait la Khazarie comme la &quot;mère des communautés de l’Exil&quot; en Europe de l’Est. Mais depuis environ 1967, celui qui parle des Khazars comme des pères des Juifs d’Europe de l’Est est considéré comme bizarre et comme un doux rêveur. »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Pourquoi, selon vous, l’idée d’une origine khazar est-elle si menaçante ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « Il est clair que la crainte est de voir contester le droit historique sur cette terre. Révéler que les Juifs ne viennent pas de Judée paraît réduire la légitimité de notre présence ici. Depuis le début de la période de décolonisation, les colons ne peuvent plus dire simplement : &quot;Nous sommes venus, nous avons vaincu et maintenant nous sommes ici&quot; - comme l’ont dit les Américains, les Blancs en Afrique du Sud et les Australiens. Il y a une peur très profonde que ne soit remis en cause notre droit à l’existence. »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Cette crainte n’est-elle pas fondée ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « Non. Je ne pense pas que le mythe historique de l’exil et de l’errance soit la source de ma légitimité à être ici. Dès lors, cela m’est égal de penser que je suis d’origine khazar. Je ne crains pas cet ébranlement de notre existence, parce que je pense que le caractère de l’Etat d’Israël menace beaucoup plus gravement son existence. Ce qui pourra fonder notre existence ici, ce ne sont pas des droits historiques mythologiques mais le fait que nous commencerons à établir ici une société ouverte, une société de l’ensemble des citoyens israéliens. »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;En fait, vous affirmez qu’il n’y a pas de peuple juif.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « Je ne reconnais pas de peuple juif international. Je reconnais un &quot;peuple yiddish&quot; qui existait en Europe de l’Est, qui n’est certes pas une nation mais où il est possible de voir une civilisation yiddish avec une culture populaire moderne. Je pense que le nationalisme juif s’est épanoui sur le terreau de ce &quot;peuple yiddish&quot;. Je reconnais également l’existence d’une nation israélienne, et je ne lui conteste pas son droit à la souveraineté. Mais le sionisme, ainsi que le nationalisme arabe au fil des années, ne sont pas prêts à le reconnaître.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « Du point de vue du sionisme, cet Etat n’appartient pas à ses citoyens, mais au peuple juif. Je reconnais une définition de la Nation : un groupe humain qui veut vivre de manière souveraine. Mais la majorité des Juifs dans le monde ne souhaite pas vivre dans l’Etat d’Israël, en dépit du fait que rien ne les en empêche. Donc, il n’y a pas lieu de voir en eux une nation. »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Qu’y a-t-il de si dangereux dans le fait que les Juifs s’imaginent appartenir à un seul peuple ? Pourquoi serait-ce mal en soi ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « Dans le discours israélien sur les racines, il y a une dose de perversion. C’est un discours ethnocentrique, biologique, génétique. Mais Israël n’a pas d’existence comme Etat juif : si Israël ne se développe pas et ne se transforme pas en société ouverte, multiculturelle, nous aurons un Kosovo en Galilée. La conscience d’un droit sur ce lieu doit être beaucoup plus souple et variée, et si j’ai contribué avec ce livre à ce que moi-même et mes enfants puissions vivre ici avec les autres, dans cet Etat, dans une situation plus égalitaire, j’aurai fait ma part.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « Nous devons commencer à œuvrer durement pour transformer ce lieu qui est le nôtre en une république israélienne, où ni l’origine ethnique, ni la croyance n’auront de pertinence au regard de la Loi. Celui qui connaît les jeunes élites parmi les Arabes d’Israël, peut voir qu’ils ne seront pas d’accord de vivre dans un Etat qui proclame n’être pas le leur. Si j’étais Palestinien, je me rebellerais contre un tel Etat, mais c’est aussi comme Israélien que je me rebelle contre cet Etat. »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;La question est de savoir si, pour arriver à ces conclusions-là, il était nécessaire de remonter jusqu’au royaume des Khazars et jusqu’au royaume Himyarite.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « Je ne cache pas que j’éprouve un grand trouble à vivre dans une société dont les principes nationaux qui la dirigent sont dangereux, et que ce trouble m’a servi de moteur dans mon travail. Je suis citoyen de ce pays, mais je suis aussi historien, et en tant qu’historien, j’ai une obligation d’écrire de l’Histoire et d’examiner les textes. C’est ce que j’ai fait. »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Si le mythe du sionisme est celui du peuple juif revenu d’exil sur sa terre, que sera le mythe de l’Etat que vous imaginez ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « Un mythe d’avenir est préférable selon moi à des mythologies du passé et du repli sur soi. Chez les Américains, et aujourd’hui chez les Européens aussi, ce qui justifie l’existence d’une nation, c’est la promesse d’une société ouverte, avancée et opulente. Les matériaux israéliens existent, mais il faut leur ajouter, par exemple, des fêtes rassemblant tous les Israéliens. Réduire quelque peu les jours de commémoration et ajouter des journées consacrées à l’avenir. Mais même aussi, par exemple, ajouter une heure pour commémorer la &quot;Nakba&quot;, entre le Jour du Souvenir et la Journée de l’Indépendance. »&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;cTexte&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;cTexte&quot;&gt;Shlomo Sand est né en 1946 à Linz (Autriche) et a vécu les deux premières années de sa vie dans les camps de réfugiés juifs en Allemagne. En 1948, ses parents émigrent en Israël, où il a grandi. Il finit ses études supérieures en histoire, entamées à l’université de Tel-Aviv, à l’École des hautes études en sciences sociales, à Paris. Depuis 1985, il enseigne l’histoire de l’Europe contemporaine à l’université de Tel-Aviv. Il a notamment publié en français : « L’Illusion du politique. Georges Sorel et le débat intellectuel 1900 » (La Découverte, 1984), « Georges Sorel en son temps », avec J. Julliard (Seuil, 1985), « Le XXe siècle à l’écran » (Seuil, 2004). « Les mots et la terre. Les intellectuels en Israël » (Fayard, 2006)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Source : Ofri Ilani, Haaretz, 21 mars 2008, traduit de l’hébreu par Michel Ghys pour Protection Palestine&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://chistusfiscus.hautetfort.com/archive/2008/05/29/vishnu-a-la-lanterne.html</guid>
                <title>Vishnu à la lanterne</title>
                <link>http://chistusfiscus.hautetfort.com/archive/2008/05/29/vishnu-a-la-lanterne.html</link>
                <author>noreply@ (Morès)</author>
                                <pubDate>Thu, 29 May 2008 01:25:08 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le monarque, autrefois vénéré comme une réincarnation de Vishnu, dieu protecteur de tous les Hindous, dispose d'une quinzaine de jours pour quitter son palais de Katmandou, ont fait savoir les autorités.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; class=&quot;Loupe&quot;&gt;Beaucoup de Népalais ont perdu confiance en la monarchie en 2001 lorsque le prince Dipendra a tué le roi Birendra et huit autres personnalités royales avant de se donner la mort.&lt;/p&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://chistusfiscus.hautetfort.com/archive/2008/05/25/la-marulanda.html</guid>
                <title>La Marulanda fait chanter les bourgeois</title>
                <link>http://chistusfiscus.hautetfort.com/archive/2008/05/25/la-marulanda.html</link>
                <author>noreply@ (Morès)</author>
                                <pubDate>Sun, 25 May 2008 22:43:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.johnstyle.fr/2007/12/23/la-chanson-du-dimanche-la-marulanda-s02e14/&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1034747&quot; src=&quot;http://chistusfiscus.hautetfort.com/media/01/01/1360143214.jpg&quot; alt=&quot;1360143214.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1034747&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Pedro Antonio Marin, alias , chef historique des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) pendant un demi-siècle jusqu'à sa mort, était un paysan communiste aguerri, rusé et implacable.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Né le 12 mai 1928 à Genova (à l'ouest de Bogota), le fondateur de la première guérilla paysanne de Colombie a traversé toutes les guerres civiles des 50 dernières années, passant la majorité de sa vie dissimulé dans les jungles profondes et inhospitalières du pays.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Marulanda, qui fut donné pour mort au moins à dix-sept reprises, est rarement sorti de la clandestinité.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;pubBox&quot;&gt;&lt;script type=&quot;text/javascript&quot;&gt; //&lt;![CDATA[ sas_pageid='2358/30028';      // Page : manchettepub/leparisien.com/articles_international  sas_formatid=1278;             // Format : rectangle 300x250  sas_target='';                // Targeting  SmartAdServer(sas_pageid,sas_formatid,sas_target);  //]]&gt;    &lt;/script&gt; &lt;script type=&quot;text/javascript&quot; src=&quot;http://www.smartadserver.com/call/pubj/2358/30028/1278/S/182951824/?&quot;&gt; &lt;/script&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Sa dernière apparition publique remontait à 1982. Il serait marié et aurait «plusieurs enfants» dont une fille, la compagne de son ancien bras droit Raul Reyes abattu le 1e mars au cours d'un raid de l'armée colombienne en Equateur.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cet aîné d'une famille de petits propriétaires terriens, ayant pour surnom «Tirofijo» («en plein dans le mille») en raison de son habilité au tir, a pris les armes après la mort de plusieurs de ses proches dans des violences politiques qui ont suivi en 1948 l'assassinat de Jorge Eliecer Gaitan, un dirigeant de gauche. L'homme «à la tête de cheval», comme le surnommaient certains guérilleros, n'a fait que des études secondaires. Doté de qualités indéniables d'organisateur, il commence très jeune sa carrière de révolutionnaire en créant avec 14 de ses cousins «les autodéfenses paysannes».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Puis dans les années 1950, à 22 ans, alors que la majorité des milices paysannes se démobilisent, Marulanda poursuit la lutte armée. Séduit par les thèses communistes, ce petit homme d'un mètre soixante-huit prendra la tête en 1953 d'un groupe communiste d'autodéfense agraire, fort de 26 guérilleros.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Contacté en 1964 par le Parti communiste qui lui propose de recruter et former des groupes de guérilla, Marulanda participe à la création des Farc, défendant un programme de lutte pour une réforme agraire. Son biographe officiel, Arturo Alape, le décrit comme un homme serein et réservé. Timide, cet ancien paysan métissé d'indien entretient très peu de contacts avec la presse et répugne à parler de lui.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; D'anciens guérilleros compagnons d'armes le décrivent comme un chef charismatique implacable et cruel. Le gouvernement l'accuse d'avoir introduit le trafic de drogue et les prises d'otage dans la guérilla.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Concernant le trafic de cocaïne, les Farc affirment qu'elles s'y opposent et se contentent de prélever «un impôt révolutionnaire» auprès des trafiquants et des cultivateurs. Mais certains chefs guérilleros se comportent comme de véritables narco-trafiquants. Les prises d'otages ont commencé au milieu des années 1980 mais elles visaient principalement des militaires, échangés contre des guérilleros emprisonnés. A la fin des années 1990, les otages civils et notamment les politiques sont devenus des sources de financement importantes pour les rebelles.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Sans pitié pour ses hommes, Marulanda l'est également pour les otages dont la vie lui importe peu et qui ne sont qu'une vulgaire monnaie d'échange. L'extrême détresse d'Ingrid Betancourt, les dizaines de milliers d'appels à un geste humanitaire dont celui du président français Nicolas Sarkozy, l'ont laissé totalement indifférent.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Marulanda était considéré comme le plus vieux guérillero communiste du monde toujours actif, chef d'une armée clandestine présente sur tout le territoire. Il a été immortalisé dans un tableau du célèbre peintre colombien Fernando Botero qui l'a peint brandissant une mitraillette.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://chistusfiscus.hautetfort.com/archive/2008/05/18/vulve-de-truie-farcie.html</guid>
                <title>Vulve de truie farcie</title>
                <link>http://chistusfiscus.hautetfort.com/archive/2008/05/18/vulve-de-truie-farcie.html</link>
                <author>noreply@ (Morès)</author>
                                                <category>romance</category>
                                                <pubDate>Sun, 18 May 2008 08:23:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Tahoma&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://chistusfiscus.hautetfort.com/media/01/00/1215296039.jpg&quot; alt=&quot;1215296039.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1021260&quot; name=&quot;media-1021260&quot; /&gt;On savait vivre en ce temps-là! Les noms de Lucullus et d’Apicius ne veulent plus guère dire grand-chose de nos jours. Certes, nous n’en sommes plus aux extravagances simplistes de la Nouvelle Cuisine d’il y a une dizaine d’années et le poulet au Coca Cola n’est plus en odeur de sainteté dans les restaurants branchés de la capitale, mais nous sommes encore très loin de la finesse et de l’élégance des Romains de l’Antiquité.&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Pour illustrer le raffinement outrancier des Romains, je vais m’attarder sur une recette tombée en désuétude: &lt;b&gt;la vulve de truie farcie&lt;/b&gt; et vous présenter comment les gastronomes de l’époque en arrivaient à des querelles dignes de celle des modernes et des anciens, reléguant la bataille d’Hernani à des broutilles de collégiens, comparée à leurs disputes concernant les abats et le choix des truies selon leur virginité ou leurs nombreuses portées pour la confection de ce mets délicat. La vulve de truie farcie ou le retour aux agapes des Romains.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ensuite, imaginons-nous allongés sur un lit de repas à trois places, comme des personnages du Satiricon de Pétrone. &lt;i&gt;(LXX. Je n’avais pas fini de parler, quand notre hôte reprit: - Je voudrais m’arrondir en fortune, je ne dis pas en embonpoint, comme il est sûr que mon cuisinier a fait tout ceci avec du porc. On ne saurait voir d’homme plus précieux. On n’a qu’à vouloir: d’une vulve de truie il fait un poisson; du lard, un ramier; du jambon, une tourterelle; de l’épaule, une poule).&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; Voici d’abord la recette. Il existe d’ailleurs au moins quatre variantes si l’on se réfère à l’ouvrage de base: Le &lt;i&gt;De Re Coquinaria&lt;/i&gt; d’&lt;a href=&quot;http://site.voila.fr/cuisineromaine/glossaire/apicius.htm&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Tahoma&quot;&gt;Apicius&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; &lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Tahoma&quot;&gt;(entre&lt;/font&gt; &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/-25&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Tahoma&quot;&gt;25 av. J.-C.&lt;/font&gt;&lt;/a&gt; &lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Tahoma&quot;&gt;et&lt;/font&gt; &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/37&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Tahoma&quot;&gt;37 ap. J.-C&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Tahoma&quot;&gt;.). Le livre aurait été écrit et finalisé dans sa version définitive au IVe siècle. Pour certains, il y aurait deux Apicius bien distincts, Marcus Gavius et Coelius Apicius celui qui s’est ruiné et celui qui a écrit le livre de cuisine.&lt;/font&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Tahoma&quot;&gt;Voici la recette!&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Prendre des vulves de truie.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Pour la farce:&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;de la chair de porc hachée,&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;grains de poivre, du cumin, de la rue,&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;garum°,&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;deux blancs de poireau,&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;pignons de pin.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Préparation de la farce:&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Broyer ensemble la chair de porc hachée, le poivre en grain pilé avec le cumin, les deux blancs de poireau, la rue et le garum. Ajouter à ce mélange les pignons de pin.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Cuisson des vulves:&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Nettoyer les vulves et les cuire à l’eau (probablement salée, mais non indiqué par Apicius). Farcir les vulves déjà cuites, les coudre. Les laisser cuire dans un mélange d’eau, d’huile d’olive, de garum et d’aneth avec un petit bouquet garni (le temps de cuisson n’est hélas pas indiqué dans le texte latin).&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Variante:&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Laisser mariner les vulves pendant 24 heures dans le garum avant de les farcir.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le garum est une sorte de Nuoc-mâm vietnamien, fait d’un mélange d’anchois ou de harengs pilés avec la tête, de sel, et d’huile d’olive, mis à fermenter. C’est une variété de saumure.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Cela paraît simple, mais il existe plusieurs écoles relatives à la préparation de la vulve de truie.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;- Ecole de Pline l’Ancien: (Côme 23 ap. J.-C.? 79 ap. J.-C. Stabies)&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Pline et ses adeptes sont pour l’utilisation exclusive de vulve de truie primipares ayant été tuées dès la venue au monde des petits porcelets.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Pline prétend même que la vulve de truie primipare et ayant avorté est le nec plus ultra, alors que d’autres auteurs penchent pour la truie érigone ou vierge.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;- Ecole décadente :&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Apparue vers 200 ap. J.-C., elle prône l’emploi de truies multipares. &lt;b&gt;Tertullien (&lt;/b&gt;vers 160 vers 240), Père de l’Eglise, en serait un adepte?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le décret d’Ulpien (Domitius Ulpianus), juriste consulte d’Alexandre Sévère (né à Tyr et mort à Rome en 228), redonne raison à Pline l’Ancien et impose les truies primipares.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Il peut paraître excessif de faire un décret sur la vulve de truie, mais sous les Romains, il était fréquent de légiférer sur l’art culinaire. On peut ainsi se référer à la &lt;i&gt;Porcella Lex.&lt;/i&gt; Il s’agissait d’un code de lois sur la charcuterie en droit romain. Il réglementait, entre autres, la fabrication du ventre de Falisque, sorte de mortadelle! Le non-respect des proportions, en particulier de porc maigre pouvait aller jusqu’à l’incarcération.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;- Ecole réactionnaire:&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Seules les vulves de truies vierges sont admises, variante, seules les truies stériles sont admises, mais après plusieurs tentatives infructueuses de copulation.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;On peut aussi utilement consulter la version suivante:&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;em&gt;Tétines de truie à la mode d’Apicius&lt;/em&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;(Extrait de l’ouvrage Le Livre du cochon &lt;i&gt;de Jean Diwo et Irène Karsenty – paru aux éditions Philippe Lebaud)&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Prenez des tétines de truie cuites et coupées en morceaux, de la chair de poisson, de la chair de poulet, des becfigues ou des ventres de grives cuites et toutes sortes de choses excellentes. Hachez le tout, excepté les becfigues*, et mélangez les chairs avec des œufs crus et de l’huile. D’autre part broyez du poivre et de la livèche*; mouillez de garum, de vin et de vin de raisins secs; faites chauffer dans une marmite en terre et liez avec de l’amidon. Mais, auparavant, jetez-y votre hachis et portez à ébullition. Quand ce sera cuit, vous enlèverez la marmite du feu avec son jus; et, vous servant d’une louche, vous transporterez la farce, par couches, dans une lèche-frite, après y avoir incorporé des grains de poivre entiers et des pignons de pin. Sur le fond, tapissé d’une abaisse assez épaisse, versez une couche de farce de la valeur d’une louche. Recouvrez le tout d’une abaisse amincie au rouleau, faites cuire le pâté, puis saupoudrez de poivre. Les chairs ont été liées avec des œufs avant d’être placées dans la marmite.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Les tétines de truie – ou la vulve de truie, autre recette d’Apicius – sont restées célèbres dans l’histoire de la gastronomie.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;*becfigues: ortolans des anciens - *livèche: plante originaire de Perse dont les graines sont dépuratives et stimulantes.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Enfin, pour les modernes, il est possible de tenter la version contemporaine adaptée:&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;Extrait de &lt;b&gt;La Cuisine romaine antique, &lt;i&gt;Nicole Blanc &amp;amp; Anne Nercessian, éd. Glénat/Faton&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&quot;Coupez en morceaux de la taille d’une prune 750 g de filet mignon de porc, faites-les revenir dans 1 grosse cuillère d’huile d’olive jusqu’à ce qu’ils aient acquis une consistance croustillante. Ajoutez alors garum [Nuoc-mâm], eau, vinaigre et huile battus ensemble jusqu’à former une émulsion et laissez mijoter à couvert pendant 20-25 mn. Si le jus rendu par la viande ne s’est pas bien amalgamé à la sauce, la battre légèrement pour reformer l’émulsion. Si la sauce n’est pas suffisamment réduite, donnez-lui un tour de bouillon après avoir retiré la viande. Si, au contraire, elle est trop courte ou trop forte, rajoutez un peu d’eau: c’est que votre garum [Nuoc-mâm] est trop concentré&lt;b&gt;&quot;.&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Mais, dans ce cas, c’est un peu édulcoré et on est loin du raffinement romain!&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Or, les plus grands noms de l’Antiquité romaine ont marqué leur intérêt pour ce plat.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Bien sûr, &lt;b&gt;Apicius&lt;/b&gt;, qui se serait ruiné en banquets et qui se suicida.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;&lt;i&gt;Apicius ayant dépensé en splendeurs culinaires cent millions de sesterces, écrasé de dettes, contraint de faire pour la première fois des comptes, c’était la famine. Aussi&lt;/i&gt; &lt;i&gt;préféra-t-il se donner la mort par le poison&lt;/i&gt; &quot;, Gabriel Matzneff - &lt;em&gt;Nous n’irons plus au Luxembourg.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Il inventa un moyen de gaver les porcs comme on gave les oies avec des figues, du vin et du miel. Il vantait la qualité du jambon et appréciait autant testicules, rognons, pied vulves et tétines de porc. A cette époque, les Romains mangeaient relativement peu de viandes et préféraient les abats. Le peuple ne consommait que très peu de viande et surtout du porc. Dans le &lt;i&gt;De Re Coquinaria&lt;/i&gt;, on ne retrouve que trois recettes de veau et une de bœuf. Rien sur la chèvre et le mouton!&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Pline l’Ancien, déjà cité, mais aussi les auteurs, Horace, Juvénal et Martial, Héliogabale empereur de 204 à 218 et, bien sûr, Antoine et Cléopâtre. Plutarque indique que l’on servit des plats entiers de vulves de truies lors de leurs festins.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Une basse calomnie accuse même &lt;b&gt;Marc-Aurèle&lt;/b&gt; d’avoir empoisonné par jalousie son frère adoptif (sic) Lucius Verus. &quot;&lt;i&gt;Après avoir partagé en deux portions un morceau de vulve, qu’il avait fait servir seul à dessein sur la table, avec un couteau dont un côté avait été frotté de poison, il en avait mangé une moitié, et, selon la coutume des personnes qui vivent familièrement entre elles, il lui avait présenté l’autre que le poison avait touché&lt;/i&gt;&quot;, &lt;em&gt;Mais comment est mort Lucius Verus?,&lt;/em&gt; Frédéric Weber, citant Aurélius Victor. Aristote, enfin décrit la méthode permettant de châtrer truies et porcs.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Mais, il ne faut pas oublier l’odorat! Et, en cela, les chercheurs de truffes qui utilisent des porcs sont bien placés pour en parler; la truffe a l’odeur de la vulve de truie et c’est bien pour cela que le verrat bien dressé se met à en chercher frénétiquement à bout de groin au pied des chênes. Le fait fut relaté sur Canal+ en décembre 2004 lors d’une émission et créa un silence de plomb à son évocation.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://chistusfiscus.hautetfort.com/archive/2008/04/28/droit-au-blaspheme.html</guid>
                <title>Droit au blasphème</title>
                <link>http://chistusfiscus.hautetfort.com/archive/2008/04/28/droit-au-blaspheme.html</link>
                <author>noreply@ (Morès)</author>
                                <pubDate>Mon, 28 Apr 2008 19:21:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://chistusfiscus.hautetfort.com/media/00/02/246958663.jpg&quot; alt=&quot;246958663.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-990724&quot; name=&quot;media-990724&quot; /&gt;Monsieur Le Pen a tort, la chambre à Gaz n'est pas un détail.&lt;br /&gt; Monsieur Le Pen a profondément tort, la chambre à gaz est tout sauf un point de détail, c'est même aujourd'hui, plus qu'hier encore, la religion, le dogme autour duquel tourne toute l'époque contemporaine.&lt;br /&gt; Dans l'ordre du sacrifice fondateur, la chambre à gaz a remplacé la croix du christ.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pourtant, ou justement pour ça, au nom du droit à la libre pensée face à ceux qui croient et veulent nous obliger à croire, je réclame le droit, pour Jean-Marie Le Pen, de considérer la chambre à gaz comme « un point de détail de la seconde guerre mondiale », comme tant d'autres se donnent le droit de chier sur la croix.&lt;br /&gt; Que ce soit celle d'hier ou d'aujourd'hui, le citoyen libre se doit de lutter contre toutes les inquisitions et leurs cortèges sanglants de bûchers et d'abjurations. Nous, européens, n'avons pas mis trois siècles à nous émanciper du pouvoir temporel du Pape pour en arriver là !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Aujourd'hui, dans ce climat de judéomanie délirante - une judéomanie délirante et suspecte qui tient plus de l'esprit de la Collaboration que du combat pour le bien et l'amour des hommes - plus les souffrances de la guerre s'éloignent, plus c'est la seconde guerre mondiale toute entière qui devient un détail de la chambre à gaz !&lt;br /&gt; 50 millions de morts, russes, communistes, polonais, anglais, américains, civils, résistants, japonais et mêmes allemands et, parmi eux, 500 mille morts Français, ce n'est presque plus rien face à la chambre à gaz, ou aux 28 mille enfants juifs que certains voudraient faire assumer pour l'éternité aux écoliers de France innocents.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans ma famille de Résistants savoyards où la guerre nous a coûté six morts et la ruine - comme elle coûta son père au petit Jean-Marie -, nous avons nous aussi sauvé des vies ; seulement c'était des Espagnols. Il faut dire qu'en ce temps là si on sauvait des juifs, on ne le faisait pas pour sauver le peuple élu mais pour sauver des êtres humains tout court, menacés par la méchanceté et la violence des hommes... À l'époque, on ignorait que 60 ans plus tard ne seraient plus comptabilisés que les sauvés marqués d'une étoile, et que sur le marché des Justes, ça ne vaudrait plus rien les Espagnols !&lt;br /&gt; De vous à moi, combien cette relecture de la seconde guerre mondiale, cette réécriture théo-différentialiste, à la limite de l'inégalité raciale, va-t-elle encore durer ?&lt;br /&gt; Combien de temps encore la Mémoire va-t-elle empêcher l'Histoire ?&lt;br /&gt; Au moment du Darfour, de la Palestine, de l'Irak, du Tibet... n'y a-t-il pas d'autres combats à mener pour le salut des hommes ? De massacres, de génocides, d'ethnocides à condamner, à empêcher ?&lt;br /&gt; Au moment où la montée en puissance de l'Inde et de la Chine est sur le point de remettre en cause le leadership de notre confortable et dominateur monde post-méditerranéen, les querelles intra-monothéistes sont-elle vraiment notre priorité ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Qui aura le courage de dire, dans cet inquiétant climat de lynchage pour une petite phrase réitérée dans un obscur follicule breton, que le problème ce n'est pas le détail de Jean-Marie Le Pen. Une petite phrase plus taquine que méchante qui lui a déjà coûté 120 briques (et à ce prix là, on peut comprendre que le peu dispendieux Le Pen ait envie de l'utiliser deux fois). Une petite phrase inattaquable - dois-je le rappeler ? - aux Etats unis d'Amérique, qui ne sont pourtant pas le pays de l'antisémitisme, parce que là-bas le 1er amendement garantit à tous, et pas seulement à Finkielkraut et ses sorties sur les « antillais qui filent un mauvais coton » ou « l'équipe de France black-black-black qui serait la risée de l'Europe », la liberté de pensée et d'opinion...&lt;br /&gt; Qui aura le courage, à l'heure où même ses supposés proches : identitaires jaloux et autres apparatchiks en embuscade se désolidarisent du vieux chef comme on se détourne d'un pestiféré, que le problème ce n'est pas le « détail » mais la loi Gayssot ?&lt;br /&gt; Cette loi d'exception contraire à tous les principes démocratiques et républicains, de l'aveu même de tous les politiques et historiens qui comptent, de Simone Veil à feux Vidal-Naquet...&lt;br /&gt; Une loi d'exception qui, en instituant par le délit l'Histoire officielle, interdit toute recherche historique et l'Histoire. Dubito ergo sum res cogitans... Nous savons pourtant bien, dans ce pays qui vit naître Descartes, qu'en interdisant le doute, c'est la pensée qu'on interdit.&lt;br /&gt; Loi inique, de surcroît fratricide, puisqu'en inaugurant la concurrence des mémoires - et par la jurisprudence dont se réclament déjà les arméniens, les africains, les maghrébins, en attendant les vendéens et les gays... -, elle incite au communautarise victimaire généralisé, tuant la fraternité française et son universalisme républicain...&lt;br /&gt; Trois siècles de haute philosophie, deux siècles de sécularisation du religieux et un siècle de séparation des Eglises et de l'Etat pour en arriver là ? À ce retour en douce d'une Inquisition qui ne dit pas son nom ? Qui criminalise la dissidence, l'insoumission, le relativisme, le décalage, l'ironie... obligeant le rebelle à l'abjuration sous peine de ruine et de prison ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Devant l'ignoble lynchage des bien pensants et les discrets lâchages, moi le libre penseur, pour rester du côté des opprimés et des faibles dont le sort change avec l'Histoire, j'affirme mon soutien à Le Pen le relaps ; relaps comme Jeanne d'Arc et Giordano Bruno... Par principe, au nom du droit à la liberté jusqu'à la mal-pensance, au nom du petit doigt d'honneur levé devant les puissants botteurs de dèrches et ses cohortes de lèches culs, de faux culs, j'affirme mon soutien à l'insoumis.&lt;br /&gt; Car ma peur, ma vraie peur, ce ne sont pas les provocations ou les lubies d'un vieil homme, mais la peur bien plus grande de voir ce pays sombrer chaque jour plus bas dans l'obscurantisme totalitaire.&lt;br /&gt; Un pays de soi-disant culture et de liberté où la horde des veules, faux courageux, vrais tartuffes et autres pétaino-gaullistes éternellement dans le sens du vent se réjouissent déjà, à l'unisson, au nom bien sur de la démocratie du bon et du bien, que le pays de Voltaire se promette de jeter demain en prison un vieux monsieur de 80 ans parce qu'il refuse de se dédire, parce que têtu jusqu'à la déraison, il refuse de baisser la tête et de faire comme un chien, à coups de pieds au cul comme eux tous, là où on lui dit de faire...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En tant qu'intellectuel français dissident, moi, Alain Soral, qui ne bénéficie même pas des soutiens d'un Soljenitsyne du temps de sa splendeur dans le Vermont (va savoir pourquoi ça s'est gâté depuis), par ce simple texte, je réclame haut et fort, face aux désapprobations tonitruantes et aux silences gênés, le droit au blasphème pour tous, pas seulement pour Houellebecq ou Philippe Val de Charlie Hebdo...&lt;br /&gt; Et, au nom de ce droit sacré en terre laïque, malgré tout ce qui nous sépare : âge, parcours, origine politique..., je veux rendre hommage à un grand résistant. Pas un rentier de la Résistance à francisque. Un résistant à cette démocratie totalitaire qui tue la liberté, l'esprit d'indépendance, le sens de l'honneur et de la fidélité. Un résistant à cette République qui, à coup de devoir de mémoire forcé, de repentance obligatoire et autres criminalisations des automobilistes et des fumeurs, transforme peu à peu l'esprit français en catéchisme et le peuple français en bétail.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C'est, en somme, parce que je sais que l'affaire du détail est tout sauf un détail, que je réclame, pour Jean-Marie Le Pen, le droit de se tromper et le droit au détail !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Vive la France libre !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Alain SORAL&lt;/p&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://chistusfiscus.hautetfort.com/archive/2008/04/23/chomage-et-immigration-les-chiffres-interdits.html</guid>
                <title>Chômage et immigration. Les chiffres interdits</title>
                <link>http://chistusfiscus.hautetfort.com/archive/2008/04/23/chomage-et-immigration-les-chiffres-interdits.html</link>
                <author>noreply@ (Morès)</author>
                                <pubDate>Wed, 23 Apr 2008 07:36:55 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Economiste régulièrement consulté par les médias, Michel Godet dont le « franc-parler » tranche souvent sur la langue de bois, idéologiquement préfabriquée de ses confrères signait dans le dernier JDD un article, intitulé « L’immigration choisie ou cachée » dont beaucoup de passages méritent d‘être portés à la connaissance de nos lecteurs&lt;!---tad-bigg--&gt;&lt;!--ontfami--&gt;&lt;!--ntfami--&gt;&lt;!--ram Georg--&gt;&lt;!--tad-bigg--&gt;&lt;/em&gt;.&lt;!---tad-bigg--&gt;&lt;!--ontfami--&gt;&lt;!--ntfami--&gt;&lt;!--ram Georg--&gt;&lt;!--tad-bigg--&gt;&lt;/strong&gt; &lt;!---tad-bigg--&gt;&lt;!--ontfami--&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;!--ntfami--&gt;&lt;!--ram Georg--&gt;&lt;!--tad-bigg--&gt;La France manque de bras et de cerveaux, nous répètent à l’envi certains gourous des classes dirigeantes, notamment les hiérarques de l’eurocratie, à la grande satisfaction du lobby pro-immigrés. Les mêmes nous disent, de façon qui devrait leur apparaître contradictoire : réjouissez-vous puisque la France possède « une meilleure fécondité que ses voisins ». Un enthousiasme que tempère très vite Michel Godet. « C’est vrai sur le papier, mais il n’est de richesse que d’hommes éduqués. Hélas, près de 20% des jeunes, souvent issus de l’immigration, sont en échec scolaire et relégués dans des quartiers où la violence et les frustrations dominent : &lt;!---tad-bigg--&gt;&lt;b&gt;&lt;!--tad-bigg--&gt;le taux de chômage de ces jeunes restera de l’ordre de 40% car beaucoup ne sont pas employables faute d’un minimum de savoir-être&lt;!---tad-bigg--&gt;&lt;/b&gt;&lt;!--tad-bigg--&gt;. » Façon savante et polie de dire que ces « jeunes » sont en fait des asociaux. Ou du moins que leurs comportements n’entrent pas dans les normes, sans doute trop sophistiquées pour eux, de nos sociétés européennes. &lt;!---tad-bigg--&gt;&lt;!--ontfami--&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;!--ntfami--&gt;&lt;!--ram Georg--&gt;&lt;!--tad-bigg--&gt;L’intégration par la mixité scolaire ? Foutaises ! « Comment les intégrer dans des écoles où 50% à 100% des enfants ne sont pas de langue maternelle française ? &lt;!---tad-bigg--&gt;&lt;b&gt;&lt;!--tad-bigg--&gt;Sujet d’autant plus tabou que l’on refuse de savoir que 25% des naissances en France sont d’origine immigrée, cette proportion dépassant les 40% pour l’Ile-de-France. »&lt;!---tad-bigg--&gt;&lt;/b&gt;&lt;!--tad-bigg--&gt; &lt;!---tad-bigg--&gt;&lt;!--ontfami--&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;!--ntfami--&gt;&lt;!--ram Georg--&gt;&lt;!--tad-bigg--&gt;Retenez bien ces chiffres. Ils sont, pour ceux qui croient à l’identité française, apocalyptiques. Retenez-les d’autant mieux que le pouvoir idéologique qui règne sur l’Etat français s’apprête à les censurer. « Le dernier rapport Immigration et présence étrangère en France en 2006 que devait diffuser la Documentation française a été imprimé, retiré de la vente et sera sans doute mis au pilon. Dommage, car il est très instructif : &lt;!---tad-bigg--&gt;&lt;b&gt;&lt;!--tad-bigg--&gt;on y apprend par exemple, que les étrangers ne représentent que 8% des actifs de l’Ile-de-France, mais 25% des chômeurs !&lt;!---tad-bigg--&gt;&lt;/b&gt;&lt;!--tad-bigg--&gt; (…) Ou encore que la France accorde (…) très généreusement la nationalité française à 140 000 étrangers par an. &lt;!---tad-bigg--&gt;&lt;b&gt;&lt;!--tad-bigg--&gt;Cela fait un million de Français en plus par apport migratoire depuis l’an 2000.&lt;!---tad-bigg--&gt;&lt;/b&gt;&lt;!--tad-bigg--&gt; » Avec, depuis 2002, un ministre de l’Intérieur qui s’appelait Nicolas Sarkozy et depuis juin 2007 un Président homonyme. Et surtout que l’on ne parle pas d’immigration-invasion, c’est interdit par la loi. D’ailleurs, pour éviter à nos compatriotes toute tentation de le faire, on interdit purement et simplement la publication des chiffres qui pourraient leur donner à penser que… Et puis d’ailleurs, la meilleure façon d’escamoter les étrangers des statistiques n’est-ce pas encore de les naturaliser ? &lt;!---tad-bigg--&gt;&lt;!--ontfami--&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;!--ntfami--&gt;&lt;!--ram Georg--&gt;&lt;!--tad-bigg--&gt;Ce rapport est donc officiellement condamné par les grands inquisiteurs de l’idéologie antiraciste à finir en autodafé parce que les chiffres qu’ils montrent « sont différenciés en fonction des origines ethniques et cela est prohibé par le Conseil constitutionnel ». En France, et en France seulement, les individus ne doivent pas avoir d’origine ethnique. Ils ont pour seuls géniteurs les droits de l’homme maçonniques accouplés à la devise républicaine sortie de la même cuisine d’arrière-loges : liberté, égalité, fraternité. Cette imposture idéologique permet ainsi de mettre sur le même plan les origines de ceux dont les ancêtres ont façonné leurs pays, avec leur sang et leur sueur durant des siècles, et ceux qui débarquent chez nous, sans parler un mot de notre langue ; en provenance de quelque désert africain ou des bidonvilles du tiers-monde. Mais avec les mêmes droits dans leurs valises en carton. Cela ne relève même plus du nivellement par le bas, mais de l‘équarrissage. &lt;!---tad-bigg--&gt;&lt;b&gt;&lt;!--tad-bigg--&gt;« Comment traiter un problème que l’on refuse de voir et mesurer ? »&lt;!---tad-bigg--&gt;&lt;/b&gt;&lt;!--tad-bigg--&gt;, s’interroge Michel Godet. Mais c’est un problème que nos dirigeants ne veulent surtout pas que les Français voient, puisque toutes les réponses qu’ils ont données jusqu‘à présent se sont révélées fausses. Et archi-fausses. &lt;!---tad-bigg--&gt;&lt;!--ontfami--&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;!--ntfami--&gt;&lt;!--ram Georg--&gt;&lt;!--tad-bigg--&gt;La spécificité française &lt;!---tad-bigg--&gt;&lt;!--ontfami--&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;!--ntfami--&gt;&lt;!--ram Georg--&gt;&lt;!--tad-bigg--&gt;Parmi les chiffres interdits de ce rapport, en voici quelques autres, tout aussi éclairants : « En Espagne, le taux d’emploi des étrangers est supérieur de 7 points à celui des nationaux, alors qu’il est inférieur de 20 points en France. &lt;!---tad-bigg--&gt;&lt;b&gt;&lt;!--tad-bigg--&gt;Le taux de chômage des étrangers non européens est trois fois plus élevé que celui des Français.&lt;!---tad-bigg--&gt;&lt;/b&gt;&lt;!--tad-bigg--&gt; Sur les 2,9 millions d‘étrangers en âge de travailler, à peine un tiers de femmes ont un emploi et un peu plus d’un homme sur deux. &lt;!---tad-bigg--&gt;&lt;b&gt;&lt;!--tad-bigg--&gt;Au total, sur cinq étrangers présents sur le territoire, seuls deux ont un emploi.&lt;!---tad-bigg--&gt;&lt;/b&gt;&lt;!--tad-bigg--&gt; Les Maghrébins représentent 30% des travailleurs étrangers, mais près de la moitié des chômeurs de cette catégorie. » Et voilà pourquoi, en partie, les caisses de chômage sont vides. La France est le seul pays à faire venir des immigrés chez elle dans le seul objectif de leur payer des allocations chômage. Avec logements sociaux en prime, ce qui explique que nos smicards « de souche » ne peuvent même plus se loger dans leur propre pays. &lt;!---tad-bigg--&gt;&lt;!--ontfami--&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;!--ntfami--&gt;&lt;!--ram Georg--&gt;&lt;!--tad-bigg--&gt;Question subsidiaire, que ne manqueront pas de poser nombre de Français : comment se fait-il qu’avec un tel vivier de chômeurs, et notamment de chômeurs exogènes, certains patrons français, comme par exemple ceux du bâtiment et de la restauration, soient encore obligés de faire appel à des immigrés clandestins pour satisfaire certains emplois ? Je laisse à chacun le soin de donner sa réponse… &lt;!---tad-bigg--&gt;&lt;!--ontfami--&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;!--ntfami--&gt;&lt;!--ram Georg--&gt;&lt;!--tad-bigg--&gt;« Par contraste, les Portugais représentent 24% de la population active étrangère et seulement 7% des chômeurs. Ils ont même un taux de chômage presque deux fois plus faible que celui des Français. Dommage que tous les Français ne soient pas d’origine portugaise. »&lt;!---tad-bigg--&gt;&lt;!--ontfami--&gt;&lt;/b&gt;&lt;!--ntfami--&gt;&lt;!--ram Georg--&gt;&lt;!--tad-bigg--&gt; &lt;!---tad-bigg--&gt;&lt;!--ontfami--&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;!--ntfami--&gt;&lt;!--ram Georg--&gt;&lt;!--tad-bigg--&gt;Vive nos cousins portugais ! Mais hélas, de ce côté-là, la source migratoire est désormais tarie. &lt;!---tad-bigg--&gt;&lt;!--ontfami--&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;!--ntfami--&gt;&lt;!--ram Georg--&gt;&lt;!--tad-bigg--&gt;Michel Godet nous conseille : « Le journaliste avisé devrait consulter l‘édition (…) de ce précieux rapport avant qu’elle ne soit retirée comme politiquement incorrecte. » Pas seulement les journalistes : tous les électeurs français. Ils trouveront là matière à poser les bonnes questions à leurs hommes politiques. Voici des chiffres qui devraient également redonner du souffle à la droite nationale. &lt;!---tad-bigg--&gt;&lt;!--ontfami--&gt;&lt;br /&gt; &lt;!--ntfami--&gt;&lt;!--ram Georg--&gt;&lt;!--tad-bigg--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;JEAN COCHET, &lt;em&gt;PRESENT&lt;/em&gt;, 22 avril 2008.&lt;!---tad-bigg--&gt;&lt;!--ontfami--&gt;&lt;/p&gt; &lt;!--ntfami--&gt;&lt;!--ram Ari--&gt;&lt;!--l--&gt;&lt;!--ram FFFF,FFFF,FF--&gt;&lt;!--tad-bigg--&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://chistusfiscus.hautetfort.com/archive/2008/04/17/rechauffement-climatique.html</guid>
                <title>réchauffement climatique</title>
                <link>http://chistusfiscus.hautetfort.com/archive/2008/04/17/rechauffement-climatique.html</link>
                <author>noreply@ (Morès)</author>
                                <pubDate>Thu, 17 Apr 2008 18:36:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Un&amp;nbsp;collégien allemand pense avoir la solution. Révisant les calculs de la NASA il évalue à 1 chance sur 450 au lieu de 1 sur 45 000 le risque de collision entre la Terre et une météorite de 320 m de diamètre et 299 millions de tonnes. Ne me demandez pas comment il fait. Mais l'information est suffisamment sérieuse pour être reprise en boucle sur les chaînes américaines (je mesure la faiblesse de cet argument)&amp;nbsp;et, gageons, dans dix ans, sur les chaînes françaises. Un tel impact, que les experts s'accordent à situer dans l'océan atlantique (ne me demandez pas comment ils le savent) dégagerait des vagues monstrueuses remontant les cours d'eau - la Seine jusqu'à Paris - et provoquant d'immenses dégats. Par ailleurs le choc provoquerait un nuage de poussières qui recouvrirait la planète durant plusieurs années, engendrant une baisse des températures, une extension de zones polaires, une diminution de l'absorption des rayons solaires, une baisse, encore, de la température, et pourrait provoquer une réaction en chaîne aboutissant à une congélation de la planète autour de - 100°. Ne me demandez pas comment ils le savent. Bref, amateurs de 4X4, pollueurs, fumeurs de cigares et amateurs de pipes avec ou sans poils, ne redoutez pas le réchauffement climatique, on finira par regretter ce cauchemard...&lt;/p&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://chistusfiscus.hautetfort.com/archive/2008/04/05/nous-ne-devons-rien-a-l-islam.html</guid>
                <title>Nous ne devons rien à l'Islam</title>
                <link>http://chistusfiscus.hautetfort.com/archive/2008/04/05/nous-ne-devons-rien-a-l-islam.html</link>
                <author>noreply@ (Morès)</author>
                                <pubDate>Sat, 05 Apr 2008 22:40:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;div style=&quot;text-align: justify&quot;&gt; &lt;p id=&quot;dropcap&quot; class=&quot;dropcap13&quot;&gt;&lt;img width=&quot;246&quot; src=&quot;http://chistusfiscus.hautetfort.com/media/02/01/163369724.jpg&quot; alt=&quot;163369724.jpg&quot; height=&quot;246&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; width: 246px; height: 246px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-943353&quot; /&gt;Etonnante rectification des préjugés de l'heure, ce travail de Sylvain Gouguenheim va susciter débats et polémiques. Son thème : la filiation culturelle monde occidental-monde musulman. Sur ce sujet, les enjeux idéologiques et politiques pèsent lourd. Or cet universitaire des plus sérieux, professeur d'histoire médiévale à l'Ecole normale supérieure de Lyon, met à mal une série de convictions devenues dominantes. Ces dernières décennies, en suivant notamment Alain de Libera ou Mohammed Arkoun, Edward Saïd ou le Conseil de l'Europe, on aurait fait fausse route sur la part de l'islam dans l'histoire de la culture européenne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Que croyons-nous donc ? En résumé, ceci : le savoir grec antique - philosophie, médecine, mathématique, astronomie -, après avoir tout à fait disparu d'Europe, a trouvé refuge dans le monde musulman, qui l'a traduit en arabe, l'a accueilli et prolongé, avant de le transmettre finalement à l'Occident, permettant ainsi sa renaissance, puis l'expansion soudaine de la culture européenne. Selon Sylvain Gouguenheim, cette vulgate n'est qu'un tissu d'erreurs, de vérités déformées, de données partielles ou partiales. Il désire en corriger, point par point, les aspects inexacts ou excessifs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;&quot; AGES SOMBRES &quot;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Y a-t-il vraiment eu rupture totale entre l'héritage grec antique et l'Europe chrétienne du haut Moyen Age ? Après l'effondrement définitif de l'Empire romain, les rares manuscrits d'Aristote ou de Galien subsistant dans des monastères n'avaient-ils réellement plus aucun lecteur capable de les déchiffrer ? Non, réplique Sylvain Gouguenheim. Même devenus ténus et rares, les liens avec Byzance ne furent jamais rompus : des manuscrits grecs circulaient, avec des hommes en mesure de les lire. Durant les prétendus &quot; âges sombres &quot;, ces connaisseurs du grec n'ont jamais fait défaut, répartis dans quelques foyers qu'on a tort d'ignorer, notamment en Sicile et à Rome. On ne souligne pas que de 685 à 752 règne une succession de papes... d'origine grecque et syriaque ! On ignore, ou on oublie qu'en 758-763, Pépin le Bref se fait envoyer par le pape Paul Ier des textes grecs, notamment la &lt;i&gt;Rhétorique&lt;/i&gt; d'Aristote.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cet intérêt médiéval pour les sources grecques trouvait sa source dans la culture chrétienne elle-même. Les Evangiles furent rédigés en grec, comme les épîtres de Paul. Nombre de Pères de l'Eglise, formés à la philosophie, citent Platon et bien d'autres auteurs païens, dont ils ont sauvé des pans entiers. L'Europe est donc demeurée constamment consciente de sa filiation à l'égard de la Grèce antique, et se montra continûment désireuse d'en retrouver les textes. Ce qui explique, des Carolingiens jusqu'au XIIIe siècle, la succession des &quot; renaissances &quot; liées à des découvertes partielles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La culture grecque antique fut-elle pleinement accueillie par l'islam ? Sylvain Gouguenheim souligne les fortes limites que la réalité historique impose à cette conviction devenue courante. Car ce ne furent pas les musulmans qui firent l'essentiel du travail de traduction des textes grecs en arabe. On l'oublie superbement : même ces grands admirateurs des Grecs que furent Al-Fârâbî, Avicenne et Averroès ne lisaient pas un mot des textes originaux, mais seulement les traductions en arabe faites par les Araméens... chrétiens !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parmi ces chrétiens dits syriaques, qui maîtrisaient le grec et l'arabe, Hunayn ibn Ishaq (809-873), surnommé &lt;i&gt;&quot; prince des traducteurs &quot;&lt;/i&gt;, forgea l'essentiel du vocabulaire médical et scientifique arabe en transposant plus de deux cents ouvrages - notamment Galien, Hippocrate, Platon. Arabophone, il n'était en rien musulman, comme d'ailleurs pratiquement tous les premiers traducteurs du grec en arabe. Parce que nous confondons trop souvent &quot; Arabe &quot; et &quot; musulman &quot;, une vision déformée de l'histoire nous fait gommer le rôle décisif des Arabes chrétiens dans le passage des oeuvres de l'Antiquité grecque d'abord en syriaque, puis dans la langue du Coran.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une fois effectué ce transfert - difficile, car grec et arabe sont des langues aux génies très dissemblables -, on aurait tort de croire que l'accueil fait aux Grecs fut unanime, enthousiaste, capable de bouleverser culture et société islamiques. Sylvain Gouguenheim montre combien la réception de la pensée grecque fut au contraire sélective, limitée, sans impact majeur, en fin de compte, sur les réalités de l'islam, qui sont demeurées indissociablement religieuses, juridiques et politiques. Même en disposant des oeuvres philosophiques des Grecs, même en forgeant le terme de &lt;i&gt;&quot; falsafa &quot;&lt;/i&gt; pour désigner une forme d'esprit philosophique apparenté, l'islam ne s'est pas véritablement hellénisé. La raison n'y fut jamais explicitement placée au-dessus de la révélation, ni la politique dissociée de la révélation, ni l'investigation scientifique radicalement indépendante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il conviendrait même, si l'on suit ce livre, de réviser plus encore nos jugements. Au lieu de croire le savoir philosophique européen tout entier dépendant des intermédiaires arabes, on devrait se rappeler le rôle capital des traducteurs du Mont-Saint-Michel. Ils ont fait passer presque tout Aristote directement du grec au latin, plusieurs décennies avant qu'à Tolède on ne traduise les mêmes oeuvres en partant de leur version arabe. Au lieu de rêver que le monde islamique du Moyen Age, ouvert et généreux, vint offrir à l'Europe languissante et sombre les moyens de son expansion, il faudrait encore se souvenir que l'Occident n'a pas reçu ces savoirs en cadeau. Il est allé les chercher, parce qu'ils complétaient les textes qu'il détenait déjà. Et lui seul en a fait l'usage scientifique et politique que l'on connaît.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Somme toute, contrairement à ce qu'on répète crescendo depuis les années 1960, la culture européenne, dans son histoire et son développement, ne devrait pas grand-chose à l'islam. En tout cas rien d'essentiel. Précis, argumenté, ce livre qui remet l'histoire à l'heure est aussi fort courageux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Roger-Pol Droit&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sylvain Gouguenheim, &lt;em&gt;Aristote au Mont-Saint-Michel . Les racines grecques&amp;nbsp; de l'Europe chrétienne,Paris, 2008, éd du&amp;nbsp;&lt;/em&gt;Seuil, &lt;em&gt;&quot; L'Univers historique &quot;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://chistusfiscus.hautetfort.com/archive/2008/03/17/le-salon-du-livre-efface-l-histoire-palestinienne.html</guid>
                <title>Le Salon du livre efface l'histoire palestinienne</title>
                <link>http://chistusfiscus.hautetfort.com/archive/2008/03/17/le-salon-du-livre-efface-l-histoire-palestinienne.html</link>
                <author>noreply@ (Morès)</author>
                                <pubDate>Mon, 17 Mar 2008 12:39:20 +0100</pubDate>
                <description>
                     &lt;div name=&quot;page&quot; align=&quot;justify&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;titreDoc&quot;&gt;&lt;span class=&quot;signature&quot;&gt;Par Susan Abulhawa &lt;span class=&quot;complement&quot;&gt;écrivaine.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; align=&quot;justify&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;infosDocEsp&quot;&gt;Libération&amp;nbsp;lundi 17 mars 2008&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; align=&quot;justify&quot; class=&quot;infosDocEsp&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; align=&quot;justify&quot; class=&quot;infosDocEsp&quot;&gt;Quelle que soit l’ampleur de l’injustice commise à notre endroit, quel que soit l’enracinement de notre douleur dans le temps et dans le sol palestinien, il semble que le monde refuse toujours d’entendre notre voix et nous dénie toute existence historique, ne voyant en nous que des squatteurs, des terroristes, des créatures qui ne bénéficient pas du statut d’êtres humains et ne méritent ni leur propre terre ni leur patrimoine, qui n’ont pas le droit de se défendre ou de résister à l’oppression.&lt;/div&gt; &lt;p name=&quot;page&quot; align=&quot;justify&quot; class=&quot;paragraphDoc&quot;&gt;La dernière en date des institutions qui contribuent à effacer plusieurs millénaires de notre culture et de notre histoire palestiniennes est le Salon du livre, organisé sous les auspices du ministère de la Culture français. Tous les ans, cette foire du livre met un pays à l’honneur et fait connaître ses auteurs contemporains. Cette année, le choix s’est porté sur Israël, un pays comptant soixante&amp;nbsp;ans d’existence, créé sur la terre de la Palestine antique, avec une population venue d’ailleurs (Europe, ex-Union soviétique, Etats-Unis, Ethiopie, etc.) pour remplacer les Palestiniens qui, chassés de presque tout le pays, dépérissent, connaissent les conditions dégradantes des camps de réfugiés, sont soumis à une occupation militaire cruelle ou dispersés aux quatre vents.&lt;/p&gt; &lt;p name=&quot;page&quot; align=&quot;justify&quot; class=&quot;paragraphDoc&quot;&gt;Catastrophique sur le plan des droits de l’homme, largement en tête pour ce qui concerne les violations flagrantes des lois internationales et des résolutions de l’ONU, Israël s’est emparé d’un pays jadis multiconfessionnel, multiethnique, multiculturel et en a fait un espace exclusivement réservé aux Juifs. Cet Etat, dont le système d’apartheid a été dénoncé par des autorités morales aussi incontestées que Desmond Tutu et Jimmy Carter, est la nation que la France a choisi d’honorer lors de son prestigieux Salon. Jusqu’à une date récente, je croyais que tout n’était pas perdu. Naïvement, je pensais que la France accueillerait favorablement notre histoire et présenterait mon livre, &lt;i&gt;The Scar of David,&lt;/i&gt; d’autant plus que la traduction française &lt;i&gt;(les Matins de Jénine,&lt;/i&gt; Buchet-Chastel) est sortie le 6&amp;nbsp;mars. Ce récit, je l’ai arraché au plus profond de notre âme angoissée pour faire entendre le cri primal d’une nation violée. Mais aucun Palestinien - et même aucun Israélo-Palestinien - n’a été invité à cette manifestation. J’y ai vu une injonction à ne pas y participer. Comment une telle chose est-elle possible ? Les organisateurs savent-ils qu’Israël est juché sur des villages palestiniens évacués ? Que les récoltes dont se nourrissent les Israéliens proviennent d’un sol fertilisé, enrichi par les dépouilles de mes ancêtres, que les arbres qui leur donnent leurs fruits ont été plantés par ces mêmes ancêtres, à commencer par mes grands-parents, et ainsi depuis des siècles, sinon des millénaires ?&lt;/p&gt; &lt;p name=&quot;page&quot; align=&quot;justify&quot; class=&quot;paragraphDoc&quot;&gt;Indéniablement, je suis une fille de Jérusalem, bien qu’Israël ne voie pas en moi un être humain digne d’y vivre et d’y prospérer, à l’exemple de tous mes ancêtres. Les organisateurs du Salon du livre veulent-ils, à l’instar d’Israël, faire comme si la Palestine et les Palestiniens n’existaient pas, n’avaient jamais existé ? Savent-ils que Jésus était palestinien, et que la généalogie de nombreux chrétiens palestiniens remonte au I&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; siècle ? Certains Palestiniens portent le nom de «Canaan». Aucun Israélien n’est aussi enraciné dans cette terre que cette famille Canaan dépossédée ! Est-il venu à l’esprit des organisateurs que les tribus hébraïques qui existaient en Palestine il y a trois mille ans sont plus sûrement mes ancêtres - si tant est qu’on puisse remonter aussi loin - que ceux des Juifs russes ou de n’importe quel groupe ethnique israélien importé ? A moins que le Salon du livre soit simplement complice des efforts incessants d’Israël pour débarrasser le monde de notre peuple, de notre mémoire, de notre culture, de notre histoire et de notre blessure béante ?&lt;/p&gt; &lt;p name=&quot;page&quot; align=&quot;justify&quot; class=&quot;paragraphDoc&quot;&gt;Le monde a hurlé son mépris en apprenant que Mahmoud Ahmadinejad aurait exprimé le désir de rayer Israël de la carte. Pourtant, depuis soixante ans, Israël raye la Palestine de la carte, en mots et en actes. A chaque détour du chemin, il y a un mur, une balle, un barrage pour nier notre existence, nous affamer, nous humilier. La mort nous arrive constamment par la voie des airs et des mers, au moyen d’armes sophistiquées. Tous les espoirs, les rêves que nous pourrions entretenir sont étouffés dans des camps de réfugiés indignes d’accueillir des êtres humains, mais que notre peuple subit depuis plus d’un demi-siècle. Dans le monde entier, les voix de nos dirigeants, artistes, écrivains et activistes sont réduites au silence lorsque nous tentons de parler, de protester ou, dans notre agonie, de hurler à l’aide. Pourtant, notre mise à mort ne suscite pas l’indignation ; au contraire, on étouffe le récit de notre douleur, on nous empêche de la faire connaître dans une exposition telle que le Salon du livre ! Pourquoi ? Qu’avons-nous fait pour mériter un tel sort ? Qu’avons-nous fait à la France ou au monde pour que personne ne s’élève contre une telle injustice ? On nous a tout pris, on nous a arraché le cœur pour la simple raison que nous n’étions pas juifs !&lt;/p&gt; &lt;p name=&quot;page&quot; align=&quot;justify&quot; class=&quot;paragraphDoc&quot;&gt;Quel a été notre crime pour que nous soyons à ce point exclus, forcés de négocier sans fin avec nos oppresseurs pour obtenir des droits élémentaires accordés au reste de l’humanité ? Pour qu’on nous traite de brutes lorsque nous osons rendre les coups ? Pourquoi personne ne veut-il entendre notre voix ? Quel espoir nous reste-t-il si même les amoureux des livres font comme si nous n’existions pas et n’avions pas, par conséquent, de récits dignes d’être lus ? J’ai toujours l’intention de me rendre à ce Salon. Je suppose que si les gamins palestiniens ont été assez courageux pour se battre avec des pierres contre des soldats armés de fusils et de tanks, je ne devrais pas avoir peur de me trouver confrontée à des hypocrites armés de livres et d’un programme douteux.&lt;/p&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://chistusfiscus.hautetfort.com/archive/2008/03/07/une-conference-imperiale.html</guid>
                <title>Une conférence impériale</title>
                <link>http://chistusfiscus.hautetfort.com/archive/2008/03/07/une-conference-imperiale.html</link>
                <author>noreply@ (Morès)</author>
                                <pubDate>Fri, 07 Mar 2008 15:48:35 +0100</pubDate>
                <description>
                     &lt;h2 align=&quot;justify&quot;&gt;Menacé d'assassinat depuis 2004, le chef de file du Parti de la liberté vit reclus, protégé par des gardes du corps, changeant d'adresse chaque nuit. La lutte contre l'immigration musulmane et l'islamisme est son obsession.&lt;/h2&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;LE FIGARO. Avez-vous mesuré les conséquences de votre film, pour vous et pour votre pays ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Geert WILDERS. Personne n'est autant que moi conscient de la menace. Mais si j'avais dû m'arrêter, je l'aurais fait il y a trois ans. J'ai vécu dans des prisons, dans des baraquements militaires, et la pression a encore grandi ces derniers mois. Mais je suis un élu et je mène mon combat sous la bannière de la loi. Si je devais renoncer à dire ce que je pense, les adversaires de la démocratie auraient alors gagné.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Votre pays est inquiet des retombées diplomatiques et économiques que pourrait causer votre film.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Mon film n'est pas encore sorti, personne ne l'a vu, mais déjà des muftis l'ont condamné, prédit que le sang sera versé, des pays arabes menacent les Pays-Bas d'embargo ! Et mon pays, plutôt que de demander à quelques imams de se taire, plutôt que de rappeler nos principes démocratiques et celui de la liberté d'expression, par un ridicule et indigne aveu de faiblesse, cède à la menace et prépare nos ambassades au pire !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Selon vous les valeurs islamiques et les valeurs démocratiques sont inconciliables, irrémédiablement. Comment les Pays-Bas peuvent-ils intégrer leur population d'origine musulmane ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Je ne veux plus de nouveaux immigrés. Je n'ai rien contre les individus, mais nous avons un problème avec l'idéologie islamique. Je ne veux pas renvoyer ceux qui sont ici et veulent s'assimiler, mais je leur dis de se débarrasser de cette idéologie, que je qualifie de fasciste.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Quel est le choix que vous offrez à un musulman hollandais ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; C'est vrai que selon le Coran, ce livre terrible, vous ne pouvez pas renoncer à être musulman. À moins de risquer la mort. S'ils veulent s'appeler musulmans, nouveaux musulmans ou comme ils veulent, cela ne me dérange pas. Ce qui m'importe c'est qu'ils se séparent de cette part de violence et d'intolérance qui est dans le Coran.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pensez-vous que la provocation et les slogans à l'emporte-pièce font avancer les choses ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; À la différence des autres, nous, au Parti de la liberté, nous ne mâchons pas nos mots. Un million de musulmans pour 16&amp;nbsp;millions de Hollandais, c'est trop. Nous sommes les seuls à nous élever contre l'immigration musulmane, les projets de mosquées, d'écoles coraniques. Certains disent également vouloir refuser le relativisme culturel. Mais moi je le dis de manière plus claire : ma culture est meilleure que la culture islamique. Nous ne traitons pas les femmes, les homosexuels, les relations politiques au sein de la société, comme cette culture retardée. Les individus sont égaux. Mais toutes les cultures ne se valent pas.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Avez-vous vraiment peur pour votre identité et l'identité des Pays-Bas ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Je crois vraiment que notre liberté est menacée par ce que j'appelle le tsunami islamique. Si dans le futur, les musulmans approchent ou arrivent à la majorité aux Pays-Bas, nous perdrons tout ce pourquoi nous nous sommes battus : notre démocratie, notre liberté, nos lois. Le chauvinisme n'est pas un vilain mot.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; class=&quot;texte&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; class=&quot;texte&quot;&gt;le Kosovo est là, hélas, pour confirmer ces analyses.&lt;/p&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://chistusfiscus.hautetfort.com/archive/2008/02/13/l-australie-presente-des-excuses-a-la-population-aborigene.html</guid>
                <title>L'Australie présente des excuses à la population aborigène</title>
                <link>http://chistusfiscus.hautetfort.com/archive/2008/02/13/l-australie-presente-des-excuses-a-la-population-aborigene.html</link>
                <author>noreply@ (Morès)</author>
                                <pubDate>Wed, 13 Feb 2008 13:45:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;CANBERRA (Reuters) - Les autorités australiennes ont présenté mercredi des excuses officielles aux Aborigènes pour les injustices et mauvais traitements dont ils ont été victimes au fil de l'histoire.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le nouveau Premier ministre, le travailliste Kevin Rudd, a déclaré devant le Parlement que la politique d'assimilation, en vertu de laquelle, de 1910 à 1970, des enfants aborigènes ont été enlevés à leurs familles pour être élevés dans des familles de Blancs, était une tache pour la mémoire du pays.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;Aujourd'hui, le parlement s'est réuni pour corriger une grande faute&quot;, a dit le chef du gouvernement.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;Nous nous excusons pour les lois et décisions des parlements et gouvernements successifs qui ont causé de grandes peines, des souffrances et des pertes à nos compatriotes australiens&quot;, a-t-il déclaré.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Mardi, et ce pour la première fois, la communauté aborigène avait été invitée à la séance inaugurale du nouveau parlement.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Jouant de leur instrument traditionnel, le didgeridoo, le corps enduit de peinture blanche, les Aborigènes avaient organisé une cérémonie de bienvenue dans l'enceinte du parlement.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ces excuses présentées au parlement interviennent 11 ans après la publication d'un rapport sur la politique d'assimilation qui avait permis d'établir qu'entre un dixième et un tiers des enfants aborigènes avaient été enlevés à leur famille entre 1910 et 1970.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ce rapport préconisait déjà, en 1997, des excuses nationales pour ceux qui avaient été les victimes de la politique d'assimilation, connues sous l'appellation de &quot;générations volées&quot;, mais le gouvernement conservateur d'alors, dirigé par le Premier ministre John Howard, avait rejeté les conclusions du rapport et n'avait présenté que des &quot;regrets&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Rudd, lui, avait fait des excuses officielles le premier point à l'ordre du jour du parlement, pour son gouvernement de centre-gauche, qui a remporté les législatives de novembre dernier, mettant fin à 12 ans d'hégémonie conservatrice.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Une centaine de membres des &quot;générations volées&quot; étaient présents au parlement, mercredi, pour écouter les excuses présentées par le gouvernement. Certains ont versé des larmes pendant le discours de Rudd. Des milliers d'autres personnes s'étaient rassemblées sur les pelouses, aux abords du parlement, pour assister au débat parlementaire sur des écrans géants.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;JOHN HOWARD ABSENT DE LA CÉRÉMONIE&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;Pour la première fois depuis longtemps, la communauté indigène se sent véritablement appartenir à l'Australie, elle sent qu'elle est acceptée par l'ensemble de la nation australienne&quot;, a déclaré à Reuters Mark Bin Bakar, doyen de la &quot;génération volée&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;L'enjeu est de souder un pays, de reconnaître notre passé et d'aller de l'avant en s'acceptant les uns les autres comme les frères et les soeurs de cette nation&quot;, a-t-il ajouté.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Pour Bin Bakar, ces excuses officielles vont redorer l'image des peuples indigènes à travers le monde entier.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;C'est très important pour le monde entier. C'est un pas en avant vers la reconnaissance du fait que les peuples les plus importants de la planète sont les peuples indigènes (...). Que les peuples indigènes peuvent s'offrir à soutenir le monde&quot;, a-t-il continué.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La foule à l'extérieur, ainsi que le millier de personnes massées dans les tribunes du parlement, ont réservé à Rudd une ovation debout après son discours, diffusé en direct dans toute l'Australie. Rudd a serré dans ses bras des membres des &quot;générations volées&quot; venus assister à cette présentation d'excuses.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;D'autres personnes s'étaient rassemblées sur les places et dans les écoles du pays pour assister au discours, dont les Australiens attendent qu'il ouvre une ère de réconciliation entre la population aborigène et le reste des Australiens.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;John Howard, qui a perdu son siège de député lors des législatives, n'était pas présent au parlement, mercredi. Tous les autres anciens chefs de gouvernement encore en vie, le conservateur Malcolm Fraser et les travaillistes Paul Keating, Bob Hawke et Gough Whitlam, étaient là, en revanche.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le nouveau chef de l'opposition conservatrice, Brendan Nelson, a apporté son soutien à Ruud sur la question aborigène.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L'Australie compte aujourd'hui 460.000 Aborigènes et habitants des îles du détroit de Torres (nord), soit 2% des 21 millions d'habitants du pays. Aucun Aborigène ne siège au parlement national, à Canberra.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Les Aborigènes demeurent, au début du XXIe siècle, le groupe social le plus défavorisé en Australie, avec une espérance de vie de 17 ans inférieure à celle du reste de la population, et des taux de mortalité infantile, de chômage, de violence conjugale, d'alcoolisme, d'emprisonnement et de consommation de drogue bien supérieurs à la moyenne nationale.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Kevin Rudd s'est engagé à ramener, en l'espace d'une génération, l'espérance de vie des Aborigènes au même niveau que celle de l'ensemble des Australiens, et à mettre fin aux formes d'inégalité dont souffrent les Aborigènes.&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://chistusfiscus.hautetfort.com/archive/2008/01/13/arielle-eternelle.html</guid>
                <title>Arielle éternelle</title>
                <link>http://chistusfiscus.hautetfort.com/archive/2008/01/13/arielle-eternelle.html</link>
                <author>noreply@ (Morès)</author>
                                <pubDate>Sun, 13 Jan 2008 10:20:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;par Richard Gianorio&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Le Figaro Madame, le 11.01.2008&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://chistusfiscus.hautetfort.com/media/00/02/33bee06ec2c43e32ef252250a0998230.jpeg&quot; alt=&quot;40af72cf95298fb7516e94e9a733a8a2.jpeg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-770575&quot; name=&quot;media-770575&quot; /&gt;La veille, elle chantait à New York, au dernier étage du Rockefeller Center, vue plongeante sur Manhattan &quot; by night &quot;, une soirée de gala dont elle a été la &lt;em&gt;cherry on the cake&lt;/em&gt; (sic) : elle dit ça avec une simplicité espiègle et, comme à chaque fois, on la trouve adorable, un adjectif qui lui va bien. Aujourd’hui, elle est de passage à Paris, une apparition Technicolor, pur glam ignorant du &quot; jet lag &quot; grignotant une salade à l’hôtel Montalembert, son QG.&amp;lt;&lt;br /&gt; Singulière et passionnante créature qui peut vous entretenir aussi bien des dieux olmèques, de l’argenterie allemande ou des mœurs des crocodiles, avant de rallier… Béziers en voiture. Que diable une femme comme Arielle Dombasle pouvait-elle aller faire chez les Biterrois ? C’est là que Jérôme Savary lui a fait répéter &lt;em&gt;Don Quichotte contre l’Ange Bleu&lt;/em&gt;, son nouveau spectacle qu’elle joue à Paris, une fable chantée et dansée, où elle campe, inévitablement, la femme fatale. Une seconde nature ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;em&gt;Madame Figaro&lt;strong&gt;. – Évoquer&lt;/strong&gt; &lt;b&gt;&lt;em&gt;l’Ange Bleu&lt;/em&gt;&lt;/b&gt; &lt;strong&gt;et Marlene Dietrich, cela tombe presque sous le sens…&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Elle fait partie de ces femmes que j’ai tant admirées enfant, Dietrich, Monroe, Lauren Bacall ou Gene Tierney, ces stars de cinéma qui étaient mes modèles de féminité lorsque j’ai perdu ma mère, très jeune, à 11 ans. Dietrich, c’était le goût du style, le perfectionnisme absolu et une ambivalence sexuelle qui m’intriguait beaucoup…&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Qu’évoque pour vous cette ambivalence ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_Le mystère de l’amour des femmes. La complexité du désir. Moi, il se trouve que j’aime les hommes. J’aime un homme puisque Bernard-Henri Lévy a l’exclusivité de mon cœur. Comme Sagan, j’aime que l’amour soit le centre de la vie. Par amour, bien sûr, j’ai renoncé à certaines choses. Il y a d’un côté des démons, des forces incontrôlées, terribles, parfois destructrices et, de l’autre, une harmonie, un apaisement, une joie. Je suis toujours étonnée par ce paradoxe et par mon indestructible appétit pour le bonheur. Ce sentiment étrange d’être aussi une éternelle débutante de la vie.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une débutante fatale ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_Non, je ne me vois pas comme une femme fatale. Plutôt comme une romantique. J’aime Hölderlin, Kleist, Zweig et son amour à mort. Mais pour Savary, oui, je joue la diabolique, celle qui va transformer Don Quichotte en coq désespéré! La morale de cette fable? Il ne faut pas tomber amoureux d’une femme fatale (elle rit).&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les hommes fatals sont-ils aussi dangereux ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_Bernard-Henri Lévy est un homme fatal. Les signes de reconnaissance ? Une ardente exclusivité. Un impératif catégorique vis-à-vis de l’amour. Une sarabande de paroxysmes qui vont du plaisir à la douleur. Je pense que le danger n’est jamais unilatéral, il se partage. C’est un goût ou une envie réciproques, deux fantasmes qui se rencontrent.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Vous êtes sans discussion une dissidente, une audacieuse qui peut danser nue au Crazy Horse, chanter des standards américains ou tourner avec Robbe-Grillet. Quels sont les fondements de cette adaptabilité ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_D’abord, il y a le travail bien sûr. Par exemple, pour travailler avec Savary, qui est un homme de la démesure, de la jouissance et de la rigueur, il ne faut pas être une petite nature. Et puis, il y a mon histoire personnelle. Je suis née à New York, j’ai grandi au Mexique avant de m’installer à Paris. J’aurais pu me considérer comme une éternelle expatriée. Mais j’ai fait l’inverse. Je me sens chez moi dans toutes ces cultures apparemment étrangères. C’est ce qui a forgé mon adaptabilité, mon caractère et cette identité mixte mais rassemblée qui, parfois, me fait un peu peur. Je me sens parisienne, mais avec le souvenir des jungles mexicaines où j’accompagnais mon père. Ces dernières années, par le biais de la musique, j’ai réinvesti ma langue d’enfance, l’espagnol, et la part mexicaine de mon être. Même si je n’arrive pas à retourner au Mexique : cela me bouleverserait trop.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Êtes-vous de ceux qui pensent qu’on ne guérit jamais de son enfance ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_Je n’en suis jamais vraiment sortie. Je ne suis pas si loin de celle que j’étais à 11 ans. Peut-être parce que je n’ai pas d’enfants… Peut-être parce que les petites filles ne meurent jamais dans les femmes… Je ne sais pas…&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;On loue votre corps miraculeux. Quel rapport entretenez-vous avec lui ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_J’aime l’idée d’un corps athlétique. J’aime avoir confiance en lui. J’aime le savoir précis, performant. C’est un ami qui ne m’a jamais trahie. Je nage, je marche, je danse, je suis végétarienne. Qu’on le veuille ou non, le corps est, non la prison, mais la source de notre âme. Au Moyen Âge, on disait que l’âme était quasiment dans les cellules du corps. Il est sûrement, en tout cas, le siège du désir, du plaisir et de la sagesse, mais oui ! Par exemple, lorsque je chante, lorsque je suis dans la note juste, il y a une vérité physique du corps, une évidence immédiate et tangible, qui me donne le sentiment de m’élever au-dessus de moi-même.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le plaisir selon Arielle Dombasle ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_Tout. Tout de suite. J’ai de la chance puisque être artiste, c’est avoir un accès privilégié à des existences multiples. C’est ne pas être toujours soumis aux normes et diktats de la société. Tous ces possibles qui font aussi une vie.&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://chistusfiscus.hautetfort.com/archive/2007/11/01/c-etait-un-beau-soleil-d-ete.html</guid>
                <title>J'ai bien dormi toutes les nuits</title>
                <link>http://chistusfiscus.hautetfort.com/archive/2007/11/01/c-etait-un-beau-soleil-d-ete.html</link>
                <author>noreply@ (Morès)</author>
                                                <category>Horloge du Jugement Dernier</category>
                                                <pubDate>Thu, 01 Nov 2007 22:45:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img width=&quot;500&quot; src=&quot;http://chistusfiscus.hautetfort.com/images/nuclearexplosion1fi8.jpg&quot; height=&quot;399&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;Vexilla regis prodeunt inferni&lt;br /&gt; vers nous, dit mon maître,&lt;br /&gt; aussi regarde en avant si tu l'aperçois&lt;br /&gt; Tel, lorsque passe un épais bouillard,&lt;br /&gt; ou quand notre hémisphère entre dans la nuit,&lt;br /&gt; apparaît de loin un moulin qui tourne au vent,&lt;br /&gt; me sembla voir alors un tel édifice;&lt;br /&gt; puis contre le vent, je me serrai derrière&lt;br /&gt; mon guide, car là n'était d'autre grotte.&lt;br /&gt; Déjà j'arrivais, et avec 